FORGIVEN, LA GRÂCE ULTIME

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Plutôt discret ces dernières années, Roland Joffé, réalisateur notamment de ‘La déchirure’, ‘Mission’, ‘la cité de la joie’, ‘Les amants du Nouveau-Monde’ ou encore ‘Vatel’ revient ce 09/01 sur les écrans avec un superbe film à haute teneur humaniste et spirituelle. ‘Forgiven’ nous plonge en effet au cœur de la période post apartheid en Afrique du Sud, alors que l’archevêque anglican Desmond Tutu, interprété par Forest Whitaker, œuvre à panser les plaies et tenter de reconstruire la société sud-africaine dans l’unité, au-travers de la Commission Vérité et Réconciliation.

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En 1994, à la fin de l’Apartheid, Nelson Mandela nomme l’archevêque Desmond Tutu président de la commission Vérité et Réconciliation : aveux contre rédemption. Il se heurte le plus souvent au silence d’anciens tortionnaires. Jusqu’au jour où il est mis à l’épreuve par Piet Blomfield, un assassin condamné à perpétuité. Desmond Tutu se bat alors pour retenir un pays qui menace de se déchirer une nouvelle fois…

En 1995, le gouvernement de Nelson Mandela instaure la Commission de la Vérité et de la Réconciliation (CVR), pour reconstruire un pays meurtri par le régime d’apartheid. Le Révérend Desmond Tutu est alors nommé président de cette commission par Nelson Mandela. Les victimes de ce régime sont encouragées à témoigner, ainsi que les auteurs de ces crimes qui pouvaient, en retour de leur témoignage et l’expression d’une demande de pardon véritable et profond, demander une amnistie. Le gouvernement Sud-Africain positionne la CVR comme un mécanisme qui aiderait l’Afrique du Sud à faire face, à pardonner, à dépasser et à apprendre des horreurs de l’apartheid. Processus historique exceptionnel et étonnant, il n’avait curieusement pourtant été traité au cinéma, jusqu’alors, que par quelques documentaires rares et le In my Country de John Boorman en 1994, choisissant pour sa part une approche mêlant politique journalistique et romantisme. Forgiven de Roland Joffé est donc un film méritant toute notre attention. Si le réalisateur franco-britannique a choisi d’écrire son scénario à partir de la pièce de théâtre de Michael Ashton « L’archevêque et l’Antéchrist » c’est aussi impacté de deux reportages, l’un au Rwanda et l’autre en Palestine, témoignages tous deux de la force incommensurable du pardon aux ennemis et quelle que soit l’atrocité commise.

Avec un titre pareil, c’est donc bien évidemment la thématique du pardon qui domine dans ce film. Un pardon constamment au cœur du scénario, qui apparait régulièrement dans les dialogues, notamment dans ceux entre l’archevêque Tutu et le prisonnier Piet Blomfield, et qui atteint son paroxysme lors de la scène de l’ultime session de la Commission Vérité & Réconciliation. « Je retiens de ce film qu’il n’est pas faible de pardonner. » dira Forest Whitaker à l’issue du tournage. Une valeur éminemment fondamentale pour Roland Joffé qui, lors d’un entretien que j’ai pu avoir avec lui, me définissait le mot comme étant à ses yeux ce qu’il appellerait la vulnérabilité de l’autre qui se trouve être aussi notre propre vulnérabilité. « Ce moment où l’égo s’évanouit et où l’on se sent faire partie de quelque chose de plus grand. C’est l’égo de la souffrance qui souvent nous bloque ou l’égo de l’oppresseur qui emprisonne. » Pour lui, le pardon permet aux deux égos de s’effacer pour permettre la rencontre humaine.

Forgiven nous raconte tout cela, et allant même au-delà, en nous présente la possibilité de la rédemption. On observe ainsi dans le personnage de Piet Blomfield une forme de transfiguration progressive. Du mal incarné il entre dans une paternité bienveillante par positionnement, adoption, transmettant même un héritage… et ce à la fois au contact de Desmond Tutu mais aussi par un travail mémoriel. En repensant au titre de la pièce de Michael Ashton « l’Archevêque et l’Antéchrist », on peut voir chez Blomfield cette personnification de l’Antéchrist, le mal, avec un inversement de rôle qui advient, en devenant finalement une sorte de figure Christique, se sacrifiant pour que la vérité soit annoncée et opérant, dans le même temps, un acte de rachat. Pour Roland Joffé, le pardon prouve, en effet, la justesse du concept de rédemption, que les êtres humains sont capables de changements profonds, qu’ils se saisissent de cette possibilité́ ou non.

Mais le pardon n’est pas la seule thématique forte du film. Joffé aborde logiquement dans ce contexte sud-africain, post apartheid, la question du racisme sans tomber dans un manichéisme facile. Un racisme qui a marqué les vies, les esprits, les cœurs et que l’on retrouve aussi d’une façon amplifiée dans l’environnement de la prison dans laquelle est enfermée Blomfield. Et on découvre alors notamment la violence et l’impact psychologique des mots. Si les actes peuvent évidemment provoquer les plus grandes souffrances, les paroles sont aussi génératrices de blessures extrêmement profondes.

On observera d’ailleurs dans le scénario l’attention toute particulière portée aux dialogues d’une précision redoutable. Forgiven n’est pas un film bavard. Les mots sont considérés ici comme des perles rares, choisis scrupuleusement pour développer des dialogues cinglants, extrêmement efficace. Quelques-unes de ces perles en vrac : – L’aberration c’est la brutalité. Pas l’amour – Vous ne pouvez revenir en arrière ou changer votre passé mais vous pouvez choisir là où vous allez – Vous n’êtes pas un ange déchu et je ne suis pas Dieu… nous ne sommes que des hommes – Une journée gâchée ? Non… j’ai pu vous voir ! – Les larmes n’ont pas de couleurs…

Et puis il y a la question du deuil et du besoin humain d’avoir certaines réponses dans la mort d’un proche, celle des marqueurs de l’enfance qui construisent ou déconstruisent un individu. Joffé utilise aussi admirablement la métaphore de la maladie, et du cancer plus précisément, nous introduisant là dans la prise de conscience de la difficulté de la réconciliation qui s’obtient éventuellement dans une forme de long combat contre un mal, telle une tumeur, qui cherche à nous ronger de l’intérieur. Enfin, il y a la lumière de l’amour qui éclaire, qui éblouit parfois au cœur même des ténèbres d’une histoire de haine, de violence, et de mort.

Tant de sujets portés brillamment par une interprétation remarquable. Face à face intense entre Forest Whitaker que l’on ne présente plus et Eric Bana que l’on avait vu précédemment dans le rôle de Hulk mais aussi dans Troie, Munich, Le Roi Arthur ou Star Trek. Mais c’est aussi l’ensemble du casting qui est à féliciter, plein de justesse, et tous porteurs d’une émotion diverse qui impacte le spectateur sans excès, comme il le faut. Car finalement, ce que l’on retient dans Forgiven, ce sont les personnages et leurs histoires. Une démarche volontaire de Roland Joffé qui m’expliquait avoir voulu se concentrer sur eux. « On commence naturellement avec des grandes idées : commission, élections, l’Afrique, l’histoire… mais après il fallait surtout que je dirige vers les personnes et c’est pourquoi j’ai choisi de concentrer sur les visages, que le spectateur puisse sentir les individus. Alors bien sûr il y a des respirations mais on retourne toujours à ça. C’est ça la vérité ! Il faut que l’on regarde l’autre dans les yeux. Je voulais jouer vraiment avec ça, avec les face à face sans chercher à s’en échapper. » me disait-il.

Forgiven sort ce 09 janvier sur les écrans français et mérite immensément de prendre le temps de se poser un peu moins de deux heures dans un fauteuil confortable d’une salle de cinéma. Un vrai divertissement de qualité et profondément utile à l’existence humaine !

Pour aller plus loin, téléchargez le dossier pédagogique du film ici

VILLENEUVE, ÇA CLAQUE !

Sans aucun doute, « Premier Contact » de Denis Villeneuve restera l’un des grands films de cette année. Le réalisateur canadien ouvre là une nouvelle page à la SF en mêlant avec un immense talent à une histoire d’OVNI et d‘Aliens une approche philosophique, presque spirituelle et, en tout cas, profondément humaine.

Lorsque 12 mystérieux vaisseaux venus du fond de l’espace surgissent un peu partout sur Terre, une équipe d’experts est rassemblée sous la direction de la linguiste Louise Banks afin de tenter de comprendre leurs intentions. Face à l’énigme que constituent leur présence et leurs messages mystérieux, les réactions dans le monde sont extrêmes et l’humanité se retrouve bientôt au bord d’une guerre absolue. Louise Banks et son équipe n’ont que très peu de temps pour trouver des réponses. Pour les obtenir, la jeune femme va prendre un risque qui pourrait non seulement lui coûter la vie, mais détruire le genre humain…

Pendant le défilement du générique final, ma première impression est le sentiment d’avoir pris une vraie claque qui ne fait, je vous rassure, pas souffrir mais au contraire réveille et même laisse un sentiment de bien-être profond. Ce genre d’émotion que l’on peut ressentir face à une « beauté » pure et touchante. Oui il y a du beau dans ce que nous livre là le canadien Denis Villeneuve avec cette histoire qui pourtant, sur le papier, ressemble plus à un blockbuster hollywoodien blindé de ficelles bien habituelles qu’à une œuvre artistique esthétique et réfléchie. Des mots qui peuvent sembler forts mais qui correspondent étonnamment au résultat final. Car si Villeneuve traite un sujet de SF assez banal, avec cette histoire d’invasion extraterrestre où le mystère plane sur les intentions profondes des visiteurs, il sait nous emmener bien plus loin, avec subtilité, et nous conduire à réfléchir sur le sens de la vie, du langage, de la communication et surtout du temps.

Il serait évidemment désobligeant d’en dire trop sur le déroulement du scénario et risquer de dévoiler ce qui doit se découvrir précisément en son temps. Donc je ne m’aventurerai que très peu dans une analyse plus approfondie. Juste, peut-être, souligner là qu’une intéressante réflexion spirituelle pourrait prolonger la séance pour se pencher sur la notion d’omniscience du divin, en reprenant plusieurs éléments et dialogues de « Premier Contact ». Mais enfin, plus généralement, j’aimerai exprimer mon admiration pour la façon dont le langage prend ici corps et sens. Un esthétisme des courbes et de l’image apparaît brillamment chez ces troublants heptapodes, pourtant eux même loin des critères de beauté traditionnels, lanceurs d’une sorte d’encre qui devient calligraphie vivante, telle une danse des mots, des formes. La langue qui, comme l’évoque le physicien Ian Donnelly à la linguiste Louise Banks, quand on s’en pénètre pleinement, a cette capacité troublante soi-disant de changer notre façon de voir le monde, jusqu’à rêver au travers d’elle… rêve ou réalité ?… comme ces signes tout en rondeur qui se dessinent mais aussi s’évaporent…

La photo est léchée avec une évidente influence Malickienne dans une sorte de poésie visuelle métaphorique qui, si elle agacera ou troublera la compréhension d’un certain nombre de spectateurs (comme celui qui, sur le rang derrière moi, avait le bizarre sentiment d’avoir été arnaqué et de ne pas avoir compris grand chose ?!), a pour ma part augmenté mon plaisir déjà pleinement acquis. Mais la musique, de son côté, n’est pas en reste non plus et devient même un écrin, voir une seconde peau à l’œuvre de Villeneuve, composée par son fidèle acolyte, l’islandais Johann Johannsson. La BO presque intégralement électronique (à quelques notes de piano près) apporte un climat dès les premières images et jusqu’aux tout derniers mots du générique. Elle se fond même jusque dans les grognements des aliens devenant ainsi une sorte d’autre langage à découvrir, à interpréter. Interpréter est d’ailleurs un défi constant, avec ses risques d’erreurs, de confusions… de « kangourous… qui ne savent pas ».

Allez, arrêtons-nous là. Car mieux encore que toute autre chose, aller voir « Premier contact » est ce que je ne peux que vous encourager à faire très vite… oui très vite vraiment, car le temps passe… ou est passé… qu’en savons-nous ?

 

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THE REVENANT : UNE ODYSSÉE SAUVAGE ET EXTATIQUE

Si, il y a moins d’un an, le réalisateur Alejandro González Inárritu m’avait scotché avec un « Birdman » resplendissant, que dire alors aujourd’hui avec sa dernière création « The Revenant » ?… Attention : chef d’œuvre à dimension spirituelle !

Ce film est une libre adaptation du roman du même nom de l’écrivain Michael Punke, qui se centre sur l’histoire vraie, au début du 19e siècle, de Hugh Glass, éclaireur d’un groupe de trappeurs traqués par des Indiens. Il fait une très mauvaise rencontre qui va le laisser pour mort. Trahi par l’un de ses coéquipiers, Glass va, agonisant, s’accrocher aux seuls fils qui le maintiennent en vie, son amour pour sa femme et son enfant, et sa vengeance pour pouvoir entreprendre un voyage de plus de 300 km dans un environnement hostile, sur la piste de celui qui l’a trahi. Sa soif de vengeance va se transformer en une lutte héroïque pour braver tous les obstacles, revenir chez lui et trouver la rédemption.

On peut être légitimement perplexe face à une surabondance outrancière d’éloges et de publicité lors de la sortie d’un blockbuster américain. À quelle sauce va-t-on encore être mangé ? Avec The Revenant, cet à-priori n’a tenu que quelques secondes, pour s’évaporer telle l’haleine froide du trappeur venant embuer la caméra, tant l’immersion dans l’aventure est rapide est puissante. Extrême, brutal et pourtant immensément beau… ces qualificatifs me semblent à la fois évidents et pourtant insuffisants. Inárritu nous plonge en effet au cœur d’une odyssée sauvage, une sorte d’expérience inouïe où tous les sens sont bouleversés, où le spectateur est pris aux tripes du début à la fin.

Pas de réels répits en fait, même si de longs moments de quiétude apparente nous sont offerts, mais chaque scène, chaque plan est d’une beauté picturale unique à couper le souffle. Cette dualité entre bestialité, combat, souffrance, hostilité d’un côté et perfection, calme, immensité d’une nature éblouissante de l’autre est un fondement de cette histoire. Même la tranquillité devient inquiétante finalement. Le tout magnifié techniquement par une exceptionnelle photographie, signée Emmanuel Lubezki , le chef-operateur à qui l’on doit notamment Birdman et Gravity, qui a fait le choix osé mais remarquable dans le contexte de l’histoire de ne recourir qu’à la lumière naturelle pour travailler. Cette traversée de l’enfer que vit Hugh Glass dans un décor de rêve se transforme au fil du temps en un regard sur la solitude, ainsi que sur l’endurance physique et psychologique de l’Homme. « Bats-toi jusqu’à ton dernier souffle… » « Respire, respire… » Ces mots émergent de la dévastation et deviennent un hymne à la vie.

Alejandro González Inárritu y ajoute cependant une puissante force spirituelle, venue transcender le motif de la vengeance et de l’amour. Sur sa route, dans son combat qu’il soit d’ailleurs intérieur ou extérieur, le divin s’immisce fait de rêves, de souvenirs, de rencontres. Il le ressuscite, le porte, l’apaise, le transforme… Et Inárritu semble s’en délecter en jouant avec la caméra et incorporant des plans allégoriques faits de grand angle, de contre plongée, à la Terrence Malick, pour amplifier la dimension spirituelle. En utilisant d’ailleurs le verbe ressusciter je pointe sans doute là une réelle thématique de The revenant. L’homme qui reprend vie, quittant la tombe qu’on lui a creusée, en s’enveloppant ensuite dans la peau et le corps de la bête morte et dépecée puis renaissant à nouveau. L’homme qui guérit de ses blessures en rêvant aux ruines d’une église où l’image d’un Christ crucifié rappelle les blessures de la Passion si ressemblantes à celles qui marquent son corps.

Enfin, impossible de ne pas évoquer les performances d’acteurs, et en particulier celle de Leonard DiCaprio et Tom Hardy. Pour DiCaprio tout spécialement, ici tellement loin de l’image hollywoodienne, beau gosse, lisse et souriant qui lui colle parfois à sa peau, et saisissant dans la force de son visage, de son regard et de ses silences. Il se prête ainsi parfaitement au choix du réalisateur de coller au plus prêt de l’action. On perçoit aisément alors toute sa colère, sa rage, sa tristesse, sa souffrance.

C’est vide et plein à la fois que je ressors finalement de cette séance, avec une profonde envie d’y retourner, de renouveler l’expérience cinématographique offerte. Et vous y inviter vous aussi, en ne manquant toutefois pas de mettre en garde les âmes les plus sensibles, l’interdiction au moins de 12 ans l’indiquant clairement (- de 17 non accompagnés même aux États-Unis).

QUAND LE PROPHÈTE INTERPELLE CANNES

Il y a parfois des moments rares à vivre au Festival de Cannes. Ce soir, ce fut le cas, avec une soirée spéciale présentant en avant première mondiale des portions d’un film d’animation en cours de réalisation… L’adaptation d’un livre pas comme les autres : LE PROPHÈTE.

Le Prophète est un livre du poète libanais Khalil Gibran (1883-1931) publié en 1923 en anglais et qui est devenu un immense succès international traduit dans plus de quarante langues. L’ouvrage combine les sources orientales et occidentales du mysticisme et présente sous une forme poétique questions et réponses sur les thèmes les plus divers posées à un sage. L’amour, le mariage, les enfants, le travail, la joie, la souffrance, la prière, le plaisir, la mort sont ainsi quelques uns des sujets abordés de façon poétique, philosophique et spirituelle.

Quel magnifique matériel donc mais également aussi, naturellement, quel défi pour envisager de mettre en images un tel texte. Salma Hayek s’est jetée dans l’aventure et le choix de le faire sous forme de film d’animation s’est alors imposé. Elle a su s’entourer de quelques uns des maitres en la matière qui ont, eux aussi, été séduit par cette aventure si particulière. Roger Allers (Les rebelles de la forêt), les frères Brizzi (Astérix et la surprise de César), Joann Sfar (Le chat du rabbin), John C. Gratz (Oscarisée en 93 pour Mona Lisa descending a Staircas), Tomm Moore (Brenda et le secret de Kells) Nina Paley (Sita chante le blues), Bill Plymton (Les amants électriques), Michel Socha (Laska) en sont quelques uns, chacun participant dans son style, avec sa couleur propre pour livrer au final un long métrage à la fois uni mais aussi monté un peu comme un film à sketchs (chaque chapitre étant illustré par un artiste et le tout s’unissant au travers d’une seule histoire et dans un style unique).

 

  

 

 

 

 

 

Si, nous n’avons eu l’occasion de ne voir que quelques uns des ces chapitres et des extraits de l’histoire centrale… on est déjà conscient d’être là face à une petite pépite à venir. Un films à part, collant à un ouvrage unique, et conçu avec une constante recherche d’élégance, de beauté et d’émotions.

 

   

 

 

 

 

 

La cerise sur le gâteau fut bien sur en plus de vivre ces moments en compagnie des artistes eux mêmes… les illustrateurs, Gabriel Yared (qui signe magistralement une partie de la Bande originale) et surtout Salma Hayek en personne comme maitresse de cérémonie. A ceux-là ajoutez quelques stars invitées comme Gérard Depardieu et Julie Gayet (pour deux instants de lecture du Prophète), Mika (en tant qu’artiste libanais), Zoé Saldana (amie de Salma) et de nombreuses personnalités tel le ministre de la culture du Liban… et vous avez là les éléments d’une soirée très spéciale au cœur de ce Festival 2014.

Un étonnant moment à Cannes hier soir… à la fois par l’originalité du concept même de ce genre de soirée (présentant un film en cours de réalisation et y mêlant des interventions artistiques et des explications techniques), que par les sujets mêmes abordés où Dieu et la spiritualité sont toujours là présents. Personnellement… des moments comme ceux-là, j’en redemande !