AND MY WINNER IS…

Arrivant au terme de ce  68ème Festival de Cannes, et dans l’attente des différents palmarès dont celui du Jury œcuménique aujourd’hui à 17h, le temps m’est donné pour oser vous partager « mon palmarès » tout à fait subjectif. Il n’y a rien à gagner, rien à perdre non plus… juste refléter un peu mes impressions.

Palme d’or : YOUTH de Paolo Sorrentino

Grand Prix : MIA MADRE de Nino Moretti

Prix de la mise en scène : Denis Villeneuve pour SICARIO

Prix du scénario : Yorgos Lanthimos pour THE LOBSTER

Prix d’interprétation féminine : Rooney Mara dans CAROLL de Tood Haynes

Prix d’interprétation masculine : Vincent Cassel dans MON ROI de Maïwenn

Prix du Jury : SAUL FIA par Laszlo Nemes

 

Alors les dés sont jetés… nous verrons bien dimanche soir quel est le véritable palmarès…

SICARIO… À FOND LA FORME !

Si Mad Max avait permis très tôt dans ce 68ème Festival de Cannes d’offrir la place aux films d’actions, la compétition officielle, elle n’avait rien offert de bien remuant. C’est chose faite aujourd’hui avec le nouveau Denis Villeneuve « Sicario » qui ramène un peu d’adrénaline à tout ça.

Même si « Sicario » n’est pas, selon moi, un film pour le palmarès (mais on est parfois tellement surpris !), il faut avouer qu’il ne m’a pas laissé indifférent. Une tension extrême tout au long de l’histoire qui nous plonge dans la lutte contre les cartels des narcotrafiquants mexicains, avec des méthodes parfois plus que très limites pour arriver à couper quelques tentacules de cette pieuvre malfaisante. Le non-droit se retrouve être des deux côtés de la frontière… où est le bien… où est le mal ?

À la différence de Mad Max où l’action se situe principalement dans le rythme et la folie des courses poursuites et autres combats, Villeneuve privilégie l’atmosphère proche du thriller, une tension permanente accentuée par le face à face palpitant entre Benicio del Toro et la belle Emily Blunt, qui en l’occurrence ne joue pas particulièrement sur le physique (comme lui fait d’ailleurs remarquer Reggie, son assistant). Ce que l’on regrettera, c’est que finalement le sens profond de l’histoire passe quelque peu en second plan et n’est peut-être pas traitée à sa juste mesure. En résumé, un Villeneuve qui a la super forme mais qui perd un peu le fond…