Scandale… vive les femmes !

Avec Scandale, le nouveau film de Jay Roach, c’est l’une des premières affaires de harcèlement sexuel aux États-Unis ayant amorcé le mouvement #MeToo qui se dévoile à nous. Nicole Kidman, Charlize Theron et Margot Robbie se partage l’affiche, car ici, c’est du point de vue des femmes que se raconte l’histoire.

Inspiré de faits réels, Scandale nous plonge dans les coulisses d’une chaîne de télévision aussi puissante que controversée. Des premières étincelles à l’explosion médiatique, découvrez comment des femmes journalistes ont réussi à briser la loi du silence pour dénoncer l’inacceptable.

En juillet 2016, Roger Ailes, le PDG apparemment tout-puissant de la Fox News, qui a connu un énorme succès pendant plus de 20 ans, a été licencié par Rupert Murdoch après que de multiples plaintes pour harcèlement sexuel aient été déposées contre lui. Sa chute a été rapide. Le 6 juillet, l’ancienne présentatrice de Fox News, Gretchen Carlson, a intenté une action en justice contre Ailes personnellement, alléguant qu’elle avait été licenciée pour avoir résisté à ses avances. D’autres femmes du passé d’Ailes se sont manifestées et une enquête interne a été lancée. Le 19 juillet, la célèbre présentatrice de Fox News, Megyn Kelly, a déclaré aux enquêteurs qu’Ailes lui avait également fait des avances sexuelles. Le 21 juillet, le scandale oblige Fox News à s’en débarrasser et la chaîne lui verse 40 millions de dollars de compensation. Souffrant d’hémophilie, il meurt moins d’un an plus tard, après une chute, à l’âge de 77 ans. Ces événements, qui ont précédé d’un an l’exposition de Harvey Weinstein en octobre 2017 et la création du mouvement #MeToo, ont eu un impact énorme aux États-Unis et ont très vite fait l’objet de livres, de documentaires et même d’une série télévisée l’année dernière, The Loudest Voice, dans laquelle jouaient Russell Crowe et Naomi Watts. Voici maintenant Scandale, un long métrage qui reprend l’histoire, et pour lequel Charlize Theron, qui joue le rôle de Kelly, vient d’être nominée aux Oscars comme meilleure actrice et Margot Robbie pour celui de la meilleure actrice dans un second rôle.

Le scénario est de Charles Randolph, qui a remporté l’Oscar du meilleur scénario adapté pour The Big Short, et Scandale suit le même style explicatif, avec des inserts et des ruptures de cadre audacieux. Le directeur de la photographie, Barry Ackroyd, qui a également participé à The Big Short, utilise la même approche de vues subjectives dynamiques et de suivi quasi-documentaire. Avec Jay Roach, ce sont les femmes qui prennent le récit en main. Notre guide principale est Megyn Kelly et c’est d’ailleurs elle qui ouvre naturellement l’histoire. Elle commence par donner au spectateur un aperçu de tout ce qui est impliqué dans le travail de Fox News, et de la manière dont est divisé le bâtiment où tout le travail est effectué. C’est un prologue rapide mais utile, qui nous met à la porte des événements qui ont causé beaucoup de bouleversements dans l’industrie de l’information et du divertissement. Theron, à l’aide d’un brillant travail de maquillage et de quelques prothèses, joue Megyn avec beaucoup de ressemblance et d’audace. À ses côtés, Nicole Kidman interprète Gretchen Carlson, la journaliste et présentatrice qui a été la première à dénoncer Roger Ailes, inspirant d’autres femmes à raconter leurs histoires. Kidman est tout aussi remarquable dans son rôle, et je pense qu’elle mérite encore plus d’attention, précisément en raison du rôle prépondérant que Gretchen a joué dans toute l’affaire, en osant poursuivre l’une des plus grandes figures de la télévision avec ingéniosité et courage. Et enfin, s’ajoute Kayla, dont la nature est fictive, mais basé sur plusieurs femmes réelles qui ont également dénoncé Ailes par la suite.

Ce personnage est une ingénue complexe, jeune productrice évangélique, magnifiquement interprétée par Margot Robbie, avec un optimisme d’abord naïf, puis une ambition manipulatrice, et enfin la déception, le dégoût et même le traumatisme. Sa grande scène avec le répugnant Roger (John Lithgow bardé de multiples prothèses. C’est d’ailleurs l’autre nomination aux Oscars que celui du meilleur maquillage et de la meilleure coiffure, et il est mérité) est sans doute la plus troublante du film, et démontre de façon concluante que certains des harcèlements sexuels les plus dommageables n’ont pas besoin d’un contact physique réel. Nous sommes dans un monde où les apparences font tout. Le cliché préféré d’Ailes est que la télévision est un média visuel. Il la brandit comme si l’argument suprême chaque fois qu’il harcèle une de ses victimes potentielles pour qu’elle montre sa silhouette, ses jambes et un peu plus si possible. C’est comme s’il inspectait un cheval de course – bien qu’un cheval de course susciterait probablement plus de respect. Robbie montre ici pourquoi elle est l’une des actrices les plus prometteuses du moment, passant de cette joyeuse naïveté qu’elle laisse paraitre sur son visage à une terreur profonde qui la fait trembler de peur. Il est impossible de ne pas ressentir sa confusion, et Roach profite de cette grande capacité à communiquer ces émotions avec ses yeux, rendant le spectateur mal à l’aise d’avoir été témoin de l’abus de pouvoir.

Le thème du harcèlement sexuel, qui reste tant au cœur de l’actualité et fait bien des émules, représente clairement un sujet délicat auquel le réalisateur s’attaque ici admirablement. Scandale est plein d’énergie et étonnamment divertissant – même parfois drôle. Mais quand les moments difficiles arrivent, le film devient courageux, tendu et percutant. Le résultat final est donc très bon même s’il n’apporte pas beaucoup de lumière nouvelle sur l’histoire, mais il bénéficie d’une direction solide de Roach, d’un scénario croustillant et mélodramatique de Charles Randolph, d’une conception de production remarquablement soignée, surtout lorsqu’il s’agit de recréer l’apparence et l’atmosphère des bureaux et des studios de la chaîne Fox News Channel, et des plus qu’excellentes performances de Theron, Kidman et Robbie. Et si les fans de la chaîne et de l’actuel président (qui est aussi l’un des acteurs par les images d’archives utilisées) n’apprécieront certainement pas Scandale et ce qu’il raconte avec tant de force, il ne fait aucun doute que les batailles qui ont commencé ici se poursuivent à un rythme soutenu et que d’autres noms prestigieux vont certainement tomber.

Au final, peu importe que nous ne soyons pas ici forcément au fait précisément de ces personnages des médias US, Scandale est un film qui capture puissamment un tournant clé de l’histoire sociale de notre époque.

 

LE LION ET LA BARRIÈRE

Si ce titre d’article sonne comme une fable, ce n’est surtout pas une affaire de morale qui lie ses deux sorties cinéma ce 22 février. FENCES et LION ont en commun l’émotion et la vie. Des histoires d’existences et de famille nous sont là racontées avec maestria. Ce qui, par contre, les différencie fondamentalement se situent dans le décor et les mouvements de caméra. D’un côté un quasi huit-clos, marqué par le théâtre, où la caméra est plantée pour l’essentiel dans la cour d’une maison des quartiers ouvriers de Pittsburgh dans les années 50 et de l’autre une sorte de road-trip dans les vastes étendues de l’Inde et de l’Australie avec des travellings plongeants et une histoire faite de voyage et de mouvements.

FENCES, film réalisé et interprété par Denzel Washington avec à ses côté l’extraordinaire Viola Davis, est adapté de la pièce de théâtre éponyme d’August Wilson. Aucune pièce n’a eu autant de retentissement et de succès que FENCES, qui a été montée pour la première fois en 1985. Ce drame familial a été joué 525 fois à Broadway, plus que toute autre œuvre de son auteur, et a remporté les trois récompenses les plus prestigieuses : le Pulitzer, le Tony Award et le New York Drama Critics’ Circle Award.

C’est l’histoire bouleversante d’une famille où chacun lutte pour exister et être fidèle à ses rêves, dans une Amérique en pleine évolution. Troy Maxson aspirait à devenir sportif professionnel mais il a dû renoncer et se résigner à devenir employé municipal pour faire vivre sa femme et son fils. Son rêve déchu continue à le ronger de l’intérieur et l’équilibre fragile de sa famille va être mis en péril par un choix lourd de conséquences…

Pour évoquer ce film, ce qui me vient en premier lieu, c’est la puissance des mots. Rarement on aura vu un film aussi bavard mais surtout sans jamais être le moins du monde ennuyant. Une force des dialogues étonnante, évidemment liée à l’origine théâtrale, mais qui est là exceptionnellement frappante. Denzel Washington est phénoménal dans la restitution proposée, digne des plus grands tchatcheur, rappeurs ou autres maîtres du verbe. Face à lui, Viola Davis, une fois de plus, confirme une dimension artistique tout aussi exceptionnelle. Une capacité à incarner un personnage en lui apportant profondeur et authenticité qui scotchent le spectateur dans son fauteuil. Et autour de ce duo, dans un environnement réduit et où une barrière se construit lentement mais surement, conférant évidemment une métaphore de poids à l’histoire, quelques acteurs tous juste parfaits dans le jeu, la présence et la restitution d’une histoire pleine d’émotions et de sentiments.

Une histoire qui nous parlent surtout de rêves d’un homme qui restent enfermés par cette fameuse barrière (Fences, en anglais) de la propriété, évoquant surtout une certaine figure patriarcale nourrie à la frustration, fragilisée par l’amertume de sa vie conjugale et verticalement raide dans un rapport à ses fils fait d’arrogance et d’harcèlement psychologique pour se protéger lui-même.

 —————————————-

Si le père est le point initial de FENCES, une autre histoire familiale se raconte dans LION, mais cette fois-ci en partant du fils et dans l’absence de père. Et puis là, c’est la réalité qui conduit au scénario puisqu’il s’agit d’un biopic totalement incroyable placé sous le signe de l’émotion.

À 5 ans, Saroo se retrouve seul dans un train traversant l’Inde qui l’emmène malgré lui à des milliers de kilomètres de sa famille. Perdu, le petit garçon doit apprendre à survivre seul dans l’immense ville de Calcutta. Après des mois d’errance, il est recueilli dans un orphelinat et adopté par un couple d’Australiens. 25 ans plus tard, Saroo est devenu un véritable Australien, mais il pense toujours à sa famille en Inde. Mais peut-on imaginer retrouver une simple famille dans un pays d’un milliard d’habitants ?

Road-movie ou odyssée… LION nous invite à la fois à la beauté et l’émerveillement du voyage mais aussi à une déterritorialisation non voulue, non choisie et brutale. Cette perte et recherche de repères nous est racontée précisément en deux temps : un premier qui se joue dans les décors de l’Inde et notamment d’une Calcutta effrayante pour un gamin innocent et fragile de 5 ans, et le second dans les majestueux paysages australiens. Afin de donner d’avantage d’authenticité à ce long-métrage, la décision a été prise de tourner sur les lieux précis de l’histoire et on s’en réjouit car le voyage auquel nous invite le réalisateur Garth Davis se trouve autant dans le décor que dans les sens.

Sans révéler le contenu du film, on pourra dire que LION vient toucher l’âme du spectateur avec larmes et bonheur, mais sans tomber dans le piège du pathos ou de la mièvrerie mais plutôt comme une ode à la vie et paradoxalement autant aussi à la résilience qu’au souvenir comme si, là, les deux éléments étaient les deux faces d’une même pièce. Une sorte de parabole du fils prodigue destructurée qui serait parti non par décision personnelle mais par la force des choses… et qui ne revient pas parce qu’il a tout perdu mais au contraire riche d’une nouvelle vie mais pauvre d’une identité semblant perdue.

Comme dans FENCES, LION est servi par un casting classieux et terriblement efficace. Alors il y a bien sûr le trio de la seconde partie composé de Dev Patel (le Jamal de Slumdog Millionnaire) dans la peau d’un Saroo adulte étonnant d’expressivité et de force de persuasion dans le regard et l’attitude, d’une Nicole Kidman dépouillée de strass et de paillettes mais tellement bouleversante dans ce rôle de mère adoptive tourmentée et enfin la très belle Rooney Mara qui apporte une certaine légèreté bienfaisante tant aux personnages qu’à l’histoire elle-même. Mais il ne faudrait pas oublier cette tendre bouille qui est d’une redoutable efficacité tout au long de la première partie. Je parle là de Sunny Pawar, ce jeune indien au prénom ensolleillé comme son sourire mais aussi déchirant quand il lance son regard hagard ou se met à hurler le nom de son grand frère, hélas héros malgré lui de ce drame qui se joue devant nos yeux.

Alors cette semaine ou les suivantes, s’il vous plait… ne manquez pas ces deux grands et magnifiques films dont on ne ressort forcément pas indemne que ce soient dans nos émotions comme dans notre réflexion. Et souhaitons leur le meilleur aux Oscars 2017 dans quelques jours (dans la nuit de dimanche à lundi plus précisément), même si, cette année, les trophées seront chers face à LA LA LAND, ARRIVAL, MANCHESTER BY THE SEA ou HACKSAW RIDGE et SILENCE.

 

 

ET TOUT COMMENCE PAR LA GRACE

En ouverture de ce 67ème Festival de Cannes, le nouveau film d’Olivier Dahan, GRACE est proposé, hors compétition, ce matin à la presse avant d’être présenté lors de la cérémonie officielle ce soir dans le Théâtre Lumière. Un film qui a déjà largement fait parler de lui, avant même sa sortie, en raison des réactions conflictuelles de la famille princière monégasque.

Ouvrir le festival avec un film portant ce titre est un véritable cadeau fait à la presse. Les rédacteurs des « Unes » peuvent s’en donner à coeur joie pour rivaliser d’ingéniosité en cherchant les jeux de mots les plus appropriés. Alors pourquoi m’en priverais-je ?… D’autant plus sur ce blog où se mêlent différentes choses avec une tentative constante de porter un regard empreint de foi. Et pour un protestant de surcroit, commencer par la « grâce » prend alors une valeur supplémentaire. Bon, vous me répondrez sans doute : « Si ce n’est qu’une affaire de vocable, quelque peu tirée par les cheveux de plus, pas la peine d’en faire autant… » Et vous n’aurez pas tort, sauf que, finalement peut-être, la grâce est peut-être l’invitée surprise de ce premier long métrage cannois.

Grâce de Nicole Kidman, magnifiquement filmée avec une approche intimiste rendue par une proximité presque constante de la caméra par un Olivier Dahan inspiré… Grâce d’une histoire où des valeurs et une grande humanité viennent donner de l’intensité aux événements… Grâce enfin de permettre à un artiste d’être libre et de se dégager d’une histoire authentique pour laisser libre cours à l’imagination de la fiction. Car c’est tout de suite le point nécessaire à préciser comme le film d’ailleurs le signale dès le début : Il ne s’agit pas d’un biopic mais d’une oeuvre de fiction inspirée de faits réels. Et si Olivier Dahan précise aussi en interview qu’il n’est pas historien mais un artiste, ce n’est pas moi non plus en historien spécialiste des histoires de couronnes que j’écrirai mais juste en spectateur séduit par un film beau et touchant.

 

 

 

 

 

 

C’est au travers de quatre mots clés que j’aimerai vous parler maintenant de GRACE. Et le premier sera…

COMBATS

Si Hollywood est le point de départ de cette histoire, avec Grace Kelly finissant de tourner une scène emblématique de son oeuvre, c’est dans la principauté de Monaco que tout se joue. Nous retrouvons ainsi Grace six années plus tard devenue l’épouse de celui qu’elle qualifiera elle-même de prince charmant, et devenue elle-même Son Altesse Sérénissime Grace de Monaco. Mais le charme du conte de fées a bel et bien initié un combat intérieur éprouvant pour notre héroïne. Surtout quand la maître Hitchcock vient en ajouter en venant lui proposer un retour sur les écrans l’ayant choisie pour jouer le rôle de Marnie dans son prochain film.

Si les combats intérieurs de cette femme sortent de l’ordinaire pour le commun des mortels, nous sommes finalement tous aussi concernés par les nôtres qui nous hantent et nous font peur. Envies, tentations, frustrations… peines, enfermements… que nous soyons princesse, femme de chambre ou cadre moyen le coeur humain est toujours le même. De ces combats intérieurs va surgir un autre combat, et c’est là sans doute une leçon qui nous est donnée. Un combat que Grace va pouvoir mener à cause de ses…

 

CHOIX

Voilà un mot qui revient plusieurs fois comme un leitmotiv. Choisir… Acte au combien difficile, impliquant renoncement, mais devenant souvant libérateur. L’histoire que nous livre Olivier Dahan le souligne avec force.

Plusieurs personnages autour de Grace seront déterminants dans cette histoire. (L’occasion là de rappeler sans doute que si les choix sont personnels, l’accompagnement, l’entourage peuvent aussi avoir du bon ou à l’inverse nous engluer un peu plus dans nos interrogations.) Le père Francis Tucker sera aux côtés de la princesse torturée pour lui rappeler ses choix et l’amener à en faire d’autre tout en lui laissant sa liberté. Pour Grace son choix alors sera déterminant… Choix d’une position, d’un homme, d’un peuple, d’une histoire… Un choix qui n’est pas de tout repos, qui ne la conduit pas à l’abandon mais au contraire à la…

DETERMINATION

Voilà un sentiment et même plus, une attitude, qui se dégage du personnage joué par Nicole Kidman. Une femme déterminée à mener à bien son choix jusqu’au bout et quoiqu’il en coute. La situation de crise Franco-Monégasque au coeur du récit, et l’affrontement entre De Gaulle et Rainier, lui donne de se positionner contre toute attente. La faible actrice va pouvoir devenir un élément-clé. Mais pour y arriver, encore faut-il se relever les manches, faire acte de courage et décider de se battre, apprendre, écouter et enfin agir. Rainier lui en laissera finalement la possibilité et il ne le regrettera pas.

Cette détermination qui accompagne le choix est sans doute aujourd’hui encore extrêmement parlante. Nous pouvons tous nous laisser interpellé à chaque fois ou la tentation est de baisser les bras, d’abandonner. Mais la détermination a aussi besoin d’être souvent alimentée. Plusieurs façons existent… la haine, la peur, la rancœur… mais là c’est une énergie positive qui en sera le carburant…

AMOUR

De la Grace à l’Amour, pourrait être un sous-titre possible à notre histoire. Sans en dire trop, comment ne pas être charmé par le discours final de notre princesse ayant pris enfin sa place ? Surtout quand cela se produit après avoir écouté quelques notes de La Callas… Un véritable hymne à l’amour façon Dahan ou façon Kidman. Une sorte de paraphrase du texte biblique de la première épitre aux Corinthiens chapitre 13 (L’hymne à l’amour façon apôtre Paul pour les non-initiés) ou l’Amour est plus fort et l’emporte sur tout ce qui voudrait détruire ou emprisonner. Le sort en est jeté… Monaco une fois encore résistera… après Louis XIV, après Bonaparte, c’est au tour de De Gaulle d’abdiquer… et en plus devant une actrice (whouaa… quand même) !

La première séance de presse s’est terminée dans un mélange d’applaudissements et de sifflements. Normal sans doute pour un film comme celui-là. On peut ne pas plaire à tout le monde, surtout dans ce registre. Mais pour ma part ce festival commence bien agréablement avec de beaux moments et aussi de quoi réfléchir, à condition bien sûr d’accepter de voir un peu plus loin… La journée n’est pour autant pas finie, et c’est dans un registre totalement autre, tout à l’heure, que l’écran noir s’animera à nouveau, avec TIMBUKTU, un film mauritanien en compétition, qui raconte le combat silencieux de femmes et d’hommes face à l’humiliation et aux sévices.