American Gods… une pépite métaphorique

« American Gods », une frénésie psychédélique qui semble avoir été conçue pour vaincre toute tentative de la décrire de façon cohérente. Alors que la saison 2 est sortie ce printemps, retour sur une des séries qui marque le paysage télévisuel et son panthéon.

Basée sur le best-seller de Neil Gaiman, American Gods est une série sur une bataille à venir entre les anciens dieux, Odin, Athéna, Bilquis Mama-Ji, Anubis, Vulcain, Loki and co. (et même Jesus qui vient s’ajouter à la liste bien qu’absent du roman initial) et les nouveaux (technologie, capitalisme, mondialisation et médias) qui se disputent le pouvoir et la pertinence sous forme de fantaisie théologique visuellement éblouissante et terriblement farfelue. De l’utilisation de gros plans extrêmes – de la vapeur sortant d’un bain fraîchement tiré, une cuillère remuant dans un pot, une roue à crémaillère d’un chariot de supermarché – à une proposition esthétique pulpeuse, léchée et déroutante aussi parfois, American Gods est une œuvre d’art réellement ambitieuse.

Reconnaissons-le, il peut être difficile de rentrer dans American Gods au début et l’univers de la série se met lentement en place. Cependant, après plusieurs épisodes et quelques développements, elle nous laisse moins sur le côté et nous ouvre alors ses portes. On se laisse prendre alors dans cette histoire, et l’on comprend tout ce qu’il est possible de comprendre, bien qu’une bonne partie reste assez énigmatique et sera développée progressivement. Ce n’est évidemment pas une série que l’on peut regarder en se baladant joyeusement sur Facebook. Elle exige toute votre attention et elle le mérite – ou vous n’avez aucune chance de le suivre jusqu’au bout… Mais, clairement, elle fait partie de ces œuvres qui requièrent que l’on accepte de s’y perdre en partie, de ne pas vouloir tout comprendre.

Dans American Gods, les humains, qu’ils soient esclaves ou migrants, ont apporté leurs dieux avec eux lorsqu’ils ont débarqué en Amérique. Le pays est peuplé de centaines de divinités toutes plus affamées de « croyance » au risque de disparaître. Car aujourd’hui, si les gens commencent à s’incliner devant de nouvelles divinités – s’ils échangent Odin et Athéna contre, disons, la télévision et Twitter – les anciennes divinités disparaîtront. Une guerre s’ensuit donc entre les nouveaux dieux et les anciens, dans des lieux improbables et loufoques. Ce conflit prend en fin de compte la forme de l’Amérique elle-même, sans doute « élargissable » à notre société contemporaine, et propose une lentille sanglante et fantastique à travers laquelle on peut voir une certaine crise de (la) foi.

Car American Gods poursuit un but extrêmement intéressant. En effet, le fond du roman comme de la série télé est de proposer une lecture de notre époque et du rapport entre les croyances et les avancées technologiques et pragmatiques du monde moderne. Ou comment l’humain déplace sa foi dans les outils de communication et le capitalisme, au détriment de concepts spirituels ?

Si la saison 2 a connu son lot de critiques, en particulier aux États-unis, elle excelle pourtant sur tous les plans. Les métaphores sont terriblement subtiles et le propos passionnant et bien amené. Il y a là matière à réflexion sur le fondement même de notre civilisation occidentale. Les anciens dieux, reconvertis dans la vie courante pour atteindre davantage de fidèles, nous apparaissent comme des êtres imparfaits, des réfugiés de leur propre gloire qui cherchent par tous les moyens à rester en vie et gagner de nouveaux fidèles. Mais qu’il s’agisse des nouveaux ou des anciens, rien ne dit qu’il y ait un « bon » ou un « mauvais » camp. American Gods nous pose par plutôt avec brio la question fondamentale de notre rapport à la croyance, d’une manière très Nietzschéenne au fond, avec ses êtres clairement au-delà du Bien et du Mal, ne cherchant que leur survie. À l’humain que je suis, que nous sommes, de déterminer si oui ou non, il y a bien deux camps et à quelle idéologie il préfère adhérer… Passionnant.

Encore une fois, American Gods est un vrai morceau de télévision original, symbolique, métaphorique, avec des moments de fantasmagorie envoûtants et de haute volée . Une occasion de réfléchir sur nous-même et en particulier sur notre rapport à la foi, à la croyance, au monde qui nous entoure ou encore au libre arbitre…

QUAND LE CHRISTIANISME FAIT SON CINÉMA

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Aujourd’hui, c’est d’un livre dont je vous parle, enfin d’une véritable somme de 516 pages à classer sans nul doute dans le rayon encyclopédie. Un travail considérable donc, réalisé par Bruno de Seguins Pazzis, qui se penche ici sur la relation entre christianisme et cinéma, et qui évidemment ne pouvait me laisser insensible.

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Alors sans attendre davantage, un grand bravo à Bruno de Seguins Pazzis, car il fallait le faire ! Quand le christianisme fait son cinéma est un ouvrage référence où l’auteur, ne revendiquant humblement aucune exhaustivité, trace un tableau exceptionnel des relations entre le septième art et les religions chrétiennes avec une emphase certaine vis-à-vis du catholicisme. De Jérusalem au Vatican, en passant par Jésus, Marie, les saints, les anges, les figures de l’Église, le diable, l’enfer ou encore le paradis, c’est plus de 1 200 films qui sont ici répertoriés et commentés. Chacun des chapitres, 13 au total, correspond à un thème particulier avec analyse des films, depuis les origines du cinéma jusqu’à 2017, commentaires, anecdotes et à la fin de chaque chapitre, une liste chronologique des films ayant trait au thème concerné avec le nom du réalisateur, l’année de sa sortie et le pays d’origine.

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Vous l’aurez compris, l’intérêt fondamental de cet ouvrage est l’abondance de l’information qu’il fournit et qui passionnera sans aucun doute les cinéphiles et tous ceux plus particulièrement qui s’intéresse aux relations entre culture et spiritualité. Le classement proposé n’est pas forcément original mais en tout cas bien pratique pour une recherche particulière. Mais précisons aussi que l’auteur approfondit la question sur ses deux derniers chapitres, en élargissant son sujet à « La métaphore chrétienne au cinéma» puis posant la question « Quel avenir pour un cinéma chrétien ? », interrogation on ne peut plus d’actualité dans cette période de profusion de sortie de films à thématiques spirituelles et parfois ouvertement identifiés comme « cinéma chrétien ».

Dans l’avant dernier chapitre donc, Bruno de Seguins Pazzis analyse un certain nombre d’œuvres cinématographiques pour observer des références chrétiennes, lire au de-delà des apparences telle ou telle autre perspective faisant écho à la foi, interrogeant le spectateur croyant. Comme le précise l’auteur, cette question de la métaphore chrétienne au cinéma justifierai à elle seule un livre entier du même acabit. Alors ce ne sont donc que quelques exemples plutôt évidents qui sont proposés mais qui ouvrent malgré tout, en particulier pour le lecteur qui n’a pas cette habitude, à la possibilité de poser un autre regard sur les films. Alors c’est par exemple un western de John Ford, Le fils du désert de 1948, présenté comme une parabole sur la rédemption et le sacrifice. C’est aussi, plus près de nous, Le fils de Joseph d’Eugène Green en 2015, métaphore de la Sainte famille servant à mener à une réflexion fondamentale évangélique, provocatrice et à contre-courant à l’égard de notre société post-moderne. Ou bien encore les adaptation cinéma de Narnia, L’Odysée de Pi d’Ang Lee ou le Leviathan d’Andreï Zviaguintsev pour n’en citer que quelques-uns.

Et puis enfin, il y a ce dernier chapitre sur l’avenir d’un cinéma chrétien dans lequel l’auteur promeut des productions clairement porteuses de valeurs, évoquant un langage cinématographique religieux ou plus précisément chrétien et en s’appuyant sur cinq films plus spécifiquement :Cristeros de Dean Wright en 2012, Sophie Scholl de Marc Rothemund en 2005 que l’auteur qualifie de film incandescent et bouleversant, Marie Heurtin de Jean-Pierre Améris en 2014, L’Apôtre de Cheyenne Carron toujours en 2014 et La Ligne rouge de Terrence Malick en 1998. Ces exemples illustrent pour Bruno de Seguins Pazzis, et je le cite, qu’ « il est possible par des moyens très différents, dans des styles également très divers, de réaliser des films au contenu profond, délicat et riche de sens, pour parler finalement des vertus qui doivent guider l’homme dans ses rapports avec le monde, son prochain et Dieu, les vertus théologales de Foi, d’Espérance et de Charité ».

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Vous l’avez compris, cet ouvrage est remarquable par son ampleur et le travail fournit. Je soulignerai néanmoins un aspect qui peut être parfois dérangeant et qui est, semble-t-il, un parti pris assumé de l’auteur. Bruno de Seguins Pazzis ne se contente pas d’être descriptif, il donne toujours son opinion sur le film qu’il commente… Soit, mais avec une certaine radicalité, et un avis souvent très tranché pouvant paraitre excessif. Rapidement, on comprend notamment qu’il supporte difficilement l’humour, l’approche comédie voir un peu provocante sur les questions de foi et de religion. Ce qui personnellement me déçoit, je dois l’avouer. Et de même, le fait de s’éloigner des textes et ouvrir à l’imaginaire, en ce qui concerne les adaptations cinématographiques de personnages bibliques, n’est franchement pas sa tasse de thé. Il est intéressant d’entendre ses raisons, mais plus difficilement acceptable d’en faire un jugement qualitatif. Enfin, dernier bémol personnel, sur les convictions catholiques qui prennent le pas parfois sur une approche chrétienne plus étendue et qui aurait rendu cette immense restitution encore plus intéressante. Mais rien n’est parfait en ce bas monde… et le résultat néanmoins est plus que satisfaisant et mérite clairement de dépenser quelque 29 euros quand on aime le cinéma et que les questions spirituelles aussi nous taraudent.

« Quand le christianisme fait son cinéma » Bruno de Seguins Pazzis aux éditions du Cerf, 29 €

À retrouver notamment au catalogue de la Librairie 7ici.

https://librairie-7ici.com/13062-quand-le-christianisme-fait-son-cinema.html

https://librairie-7ici.com/blog/quand-le-christianisme-fait-son-cinema-n311

7ici Librairie Editions Le Cerf

WONDERSTRUCK… ÉMERVEILLEMENT SUR GRAND ÉCRAN

Après Carol en 2015 (qui avait d’ailleurs permis à Rooney Mara de recevoir à Cannes le prix de la meilleure interprète féminine), le réalisateur Todd Haynes revient avec un magnifique conte original et métaphorique, Wonderstruck (émerveillement) ou dans sa version française « le musée des merveilles ».

Sur deux époques distinctes et deux quartiers différents –  le Manhattan des années 30 pour la partie consacrée à la fillette, le quartier du Queen’s bariolé et funk des années 70 pour celle consacrée au garçonnet, les parcours de Ben et Rose. Ces deux enfants souhaitent secrètement que leur vie soit différente ; Ben rêve du père qu’il n’a jamais connu, tandis que Rose, isolée par sa surdité, se passionne pour la carrière d’une mystérieuse actrice. Lorsque Ben découvre dans les affaires de sa mère l’indice qui pourrait le conduire à son père et que Rose apprend que son idole sera bientôt sur scène, les deux enfants se lancent dans une quête à la symétrie fascinante qui va les mener à New York.

Il faut le dire tout de suite, Todd Haynes ne nous propose pas un film académique tant dans sa construction et dans sa forme que dans l’histoire et ce que l’on peut en faire. La narration nous entraine très vite dans deux récits à la fois loin l’un de l’autre, notamment par l’époque et par le choix stratégique de les présenter en noir et blanc pour le premier et en couleur pour le second, et en même temps suffisament proches grâce à de nombreuse similitudes ou parallèles. Et puis, Wonderstruck est tout sauf bavard. Peut-être un peu long parfois, mais surtout fonctionnant à l’économie de dialogues pour privilégier une musique remarquable et parfois funky aux paroles excessives et pesantes. Une volonté du réalisateur qui colle avec l’une des thématiques de son histoire, la surdité, et au travers d’elle le défi d’arriver à nous donner à voir le silence.

Conte métaphorique, ce Wonderstruck, adapté d’un roman de Brian Selznick (qui signe d’ailleurs le scénario du film), se complait dans ce temps de l’enfance, avec son côté frais et magique où le merveilleux est toujours possible et à portée de main, mais où aussi les blessures peuvent s’inscrire en profondeur. Haynes parle de descendance, de cauchemars, de secrets, du manque d’un parent absent, mais aussi de destin et d’amitié. Tout ça avec beaucoup beaucoup d’amour et le talent immense de se réalisateur qui me régale une fois de plus.

Ce Musée de merveilles est un vrai bonheur dont il ne faut surtout pas se priver. Beau, délicieusement artistique, touchant et imprégné d’un sens profond, ce qui ne peut évidemment pas me déplaire, bien au contraire… et je l’espère vous aussi.

NON, JE NE SERAI PAS VOTRE NÈGRE !

Un titre qui ne nous conduira pas vers l’œuvre magnifique de Raoul Peck mais vers une fiction qui fait grand bruit tant par le succès qu’elle rencontre que par son sujet et la façon de le traiter. Get out est le premier film réalisé par Jordan Peele.

GET OUT Visuel

Jordan Peele, n’est pas forcément un nom très connu de ce côté de l’Océan, mais il faut savoir qu’il est l’un des rois de la comédie américaine et la moitié du duo comique Key & Peele (avec Keegan-Michael Key) qui a notamment fait hurler de rire des milliers d’Américain(e)s grâce à des sketchs diffusés pendant l’émission de télévision culte Saturday Night Live. Alors un comique US qui devient réalisateur… on s’attend généralement à de l’humour bien « lourd » mais là… surprise… c’est un Thriller qui nait de son imagination, allant même jusqu’à être qualifié (de façon un peu excessive) de film d’horreur. Dans le fond, en y réfléchissant de plus près, peur et rire sont souvent des voisins très proches qui peuvent même cohabiter assez facilement, et c’est d’ailleurs ce que l’humour de Key & Peele recherche souvent en jouant sur l’absurde au point d’en être quasiment dérangeant. En allant juste un peu plus loin, vous provoquez un malaise angoissant qui tient le public en haleine. Get out est précisément construit de la sorte.

Pour ce qui est du scénario, l’histoire de Get out est finalement assez simple. Chris, un photographe afro-américain, sort depuis quelques mois avec sa petite amie, Rose, qui elle est blanche. Arrive le jour où il va rencontrer ses parents pour la première fois à l’occasion d’un week-end dans leur résidence à la campagne. Sauf qu’une fois sur place, Chris se rend compte qu’au-delà du racisme ordinaire auquel il s’est malheureusement préparé, quelque chose ne tourne pas rond. L’endroit lui semble hostile… et tout devient de plus en plus étrange.

GET OUT couple voiture

Get out résonne comme une métaphore de l’esclavage, mais surtout, de l’instrumentalisation des populations afro-américaines pour le bénéfice d’une société bourgeoise libérale dont il dénonce l’hypocrisie. Les méchants sont ici présentés comme des libéraux démocrates; des gens dont on pourrait dire qu’ils sont du bon coté de l’Amérique… Ce qui est vraiment très intéressant dans ce film, c’est qu’il montre l’aspect insidieux du racisme ordinaire. On n’est pas dans l’habituelle dénonciation de ce genre de chose. Le racisme ne porte ici ni cagoule du Ku Klux Klan, ni fouet à la main, et ne vient pas d’horrible rednecks. Il se positionne dans des idées reçues, ces phrases toutes faites, ces références aux aptitudes supposées des Afro-Américains en matière de sport ou même de taille de pénis. Jordan Peele souhaite clairement que son film fasse en sorte que le spectateur se pose des questions sur les préjugés que l’on se forge dès la naissance en fonction du milieu social.

Get out est aussi un film très bien construit et magnifiquement joué. Joli casting d’ailleurs avec, en particulier dans le rôle de Chris, l’excellent Daniel Kaluuya qui peut commencer à s’enorgueillir d’un CV filmographique plutôt pas mal pour ses 28 ans. Jordan Peele parvient également parfaitement à imbriquer de belles scènes de tension, une direction d’acteurs impeccable, et un humour corrosif du meilleur cru. À ce propos, le producteur de Get out, Jason Blum, confie : « Les moments de pure horreur sont d’autant plus efficaces lorsque le spectateur peut aussi rire de temps en temps. Cela le déstabilise et quand on cherche ensuite à le terrifier, il réagit d’autant mieux aux effets horrifiques. » Pour ce qui est de la tension, elle se manifeste progressivement et intelligemment de façon détournée, loin des codes habituels de l’horreur. L’angoisse s’installe à travers des signes, cette attitude très singulière des deux domestiques noirs. On avance avec cette ambigüité fondamentale des personnages qui engendre un sentiment de malaise d’abord diffus, puis de plus en plus fort qui s’empare à la fois de Chris et du spectateur. Et les choses évoluent passant de l’immersion dans le fantastique avec une séance imposée d’hypnose jusqu’à l’horreur finale violente mais pas premier degré et donc tout à fait supportable, même pour celui ou celle qui n’est pas adepte du genre. À noter entre ces deux dernières étapes une scène magique, emblématique et glaciale qui m’a rappelé certains épisodes du Prisonnier, ce bingo détourné en vente aux enchères du corps de Chris, dont la scénographie évoque furieusement la vente aux enchères négrière et qui se joue dans le silence, filmée comme aurait pu sans doute le faire le grand Stanley Kubrick.

GET OUT famille

On pourra peut être regretter la toute fin du film qui reste « gentille » et qui ne pousse pas le bouchon jusqu’au bout. Une happy end qui satisfera le plus grand nombre mais chagrinera le cinéphile averti. Il faut savoir que pour Jordan Peele justement cette fin devait être toute autre. Le cinéaste souhaitait en effet frapper fort avec une fin coup de poing qu’il a d’ailleurs tourné et que l’on peut retrouver sur internet. Mais après l’avoir testée sur le public lors de projections privées avant la sortie du film et vu la réaction négative des spectateurs devant cette fin nihiliste, le réalisateur a préféré suivre les conseils du producteur Jason Blum qui l’incitait à privilégier une fin heureuse et héroïque.

J’aimerai enfin noter cette espérance qui peut s’apercevoir au cœur de cette sombre histoire. Comme une étincelle de vie, une permanence d’un fragment individuel d’humanité par delà la lobotomisation se déclenche soudain à l’occasion d’instants déterminants chez toutes les victimes. Et de façon étonnante et réjouissante, il semble que ces instants soient provoqués par le déclenchement du flash à chaque fois que le héros veut prendre une photo. Comme le pouvoir de résistance du cinéma face aux horreurs de nos sociétés ou plus simplement encore de la lumière face aux ténèbres.

Get Out ose en s’attaquant à cette thématique du racisme avec une forme qui séduira largement tout en étant porteur de beaucoup d’interprétations profondes des aspects horrifiques de ce sujet qui nous hante tous. Mais une chose est sûre, n’acceptez plus jamais de boire du thé avec n’importe qui…