ET JE CHOISIS DE VIVRE

Ce film documentaire, sorti sur les écrans français ce mercredi 22 mai, raconte le parcours tout à fait émouvant d’une mère après la mort de son fils.

Synopsis : Quand on perd son père ou sa mère on est orpheline, quand on perd son conjoint on est veuve mais quand on perd son enfant, il n’y a plus de mots. À tout juste 30 ans, Amande perd son enfant. Pour se reconstruire, elle entreprend alors un parcours initiatique dans la Drôme, accompagnée de son ami réalisateur, Nans Thomassey. Ensemble, et sous l’œil de la caméra, ils partent à la rencontre d’hommes et de femmes qui ont, comme Amande, vécu la perte d’un enfant. De cette quête de sens naît Et je choisis de vivre, un film sur le deuil, à la fois sensible, émouvant et rempli d’espoir.

Après le décès de Gaspard, c’est comme un immense vide qui s’ouvre devant Amande, sa mère. Un vide que rien ne semble pouvoir combler. « Quand on perd son père ou sa mère on est orpheline, quand on perd son conjoint on est veuve. Mais quand on perd son enfant, il n’y a plus de mots ». Pour se libérer du désespoir qui les submerge, Amande et Guillaume, son compagnon, s’engagent dans une marche initiatique. Aussitôt, une chaîne d’amitié et de partage se forge avec ceux qui ont éprouvé la même indicible douleur. Pour Amande, naît alors une idée de film qui pourrait être vu par le plus grand nombre afin d’apporter des clés et des témoignages porteurs d’espoir. Elle en parle à son ami d’enfance Nans Thomassey (réalisateur de « Nus et Culottés », une série sur France 5) qui commence alors à écrire un scénario, enthousiasmé par l’idée. Puisque le deuil est un long cheminement, Amande s’embarquera pour une randonnée de plusieurs jours dans les montagnes de la Drôme, où elle vit, et rencontrera à chacune de ses étapes d’autres parents qui ont traversé cette épreuve et sont arrivés à se reconstruire. Une étonnante addition d’expériences singulières, de témoignages vécus, comme autant de sources d’inspiration, de tuteurs de résilience envisageables.

Une opération de financement participatif est organisée qui devient un véritable succès : elle est la 2ème plus grosse levée de fonds en ligne pour un film après celle du film Demain… (plus de 2 000 donateurs). C’est le jeune réalisateur Damien Boyer, qui a déjà réalisé plusieurs documentaires pour la télévision mais aussi participé au prochain film de Yann Arthus-Bertrand, qui prend alors les rênes du projet aux côtés de Nans.

Le résultat est tout à fait unique. Un film sur le deuil d’un enfant, d’une rare sensibilité, extrêmement émouvant mais aussi rempli d’espoir. Et je choisis de vivre n’est pas un film réservé à ceux qui ont connus de près ou de loin cette épreuve mais il s’adresse à tous, tant la force du récit et des images devient universelle et prenant au fond des tripes. Mais, Et je choisis de vivre n’est pas non plus fait de pathos et n’est surtout pas un film triste, déprimant. C’est, à l’inverse, un hymne à la vie, un film qui booste, qui sent bon l’espérance.

Et enfin, il y a aussi les images et la musique qui sont une partie intégrante du message véhiculé par le film. Tourné dans les monts de la Drôme, avec le support très souvent d’un drone, le film nous transporte littéralement et devient parabolique en soutien à ce que parfois Amande, Nans et les différentes personnes rencontrées sur le chemin se disent, ou encore aux silences, aux regards, aux sourires, aux larmes… Pour la bande son, coup de chapeau au talentueux Gregory Tanielian qui a su trouver les sons, les ambiances, les mélodies pour apporter un élément de plus, indispensable, pour faire de Et je choisis de vivreun film pas tout à fait comme les autres.

Pour aller plus loin : https://etjechoisisdevivre.com