Les mains

Un clip visible à partir de Mardi 28 avril – 19h

Slam inédit qu’il me semblait intéressant, peut-être même utile, de vous présenter dans cette période actuelle. 

Période où des gestes barrières dictent notre façon de vivre et où la fameuse distanciation « sociale » s’est mise en place, avec raison sans doute (bien que l’appellation « sociale » est très discutable)… mais aussi avec le risque qu’elle s’installe à plus long terme. Car le « Et après ? » est déjà là… Risque alors, que le contact physique ne devienne quelque chose d’alternatif, d’acte rebelle… des gestes qui font peur, et dont on s’éloigne alors, en prenant finalement certaines habitudes qui risquent de s’installer comme une sorte de comportement « normal »… référentiel. Derrière ce principe se profile alors logiquement un développement d’une indifférence aux besoins de mon prochain, de la mise en place (ou plutôt du développement) d’une société hyper individualiste où seuls les plus forts résistent.  

Ce rappel de l’importance de la main et du contact physique dans notre rapport à l’autre, s’appuyant sur celles de Dieu et du Christ est fondamental, me semble-t-il. N’oublions pas non plus que bien des héros qui ont marqué nos esprits et qui nous inspirent, ont dû souvent faire usage de leurs mains, de leurs corps pour s’engager, toucher, aider… quelqu’en soit le prix ! 

Comme vous pourrez le lire dans le générique final, le texte de ce slam est tiré d’un article que j’ai eu le bonheur de lire dans le numéro de novembre 2019 de Paroles Protestantes (presse régionale protestante), dans sa rubrique « Grain de sable – Spiritualité ». Un article écrit par Catherine Finet, qui est membre du service biblique régional de l’EPUdF et que je tiens ici encore à remercier.

La base musicale est la reprise d’un titre de 2011, « Once Again », du duo Hang Massive, composé de deux musiciens jouant du hang : le Britannique Danny Cudd et le Suédois Markus Johansson, sur lequel j’ai eu envie d’improviser très intuitivement au sax ténor, en une prise unique et directe. 

J’y ai intégré dans le final, un extrait (1er couplet et refrain) de « Quand j’ai vu tes mains », un vieux titre de Philippe Chanson, d’une grande profondeur, que l’on peut aussi retrouver dans le recueil J’aime l’Éternel 1 (n° 203), en me faisant accompagner à la guitare, à distance, par mon beau-frère de sang et de cœur, Thierry Zamord.

Vous comprendrez que j’ai réalisé ce clip dans ce contexte du confinement. Avec les moyens du bord… et sans home-studio (utilisant habituellement ceux des amis quand le besoin se faisait sentir pour divers projets). Mais, malgré tout, en optant délibérément, pour une ambiance très particulière… comme un état d’esprit du moment… avec obscurité et subtiles lumières jaillissantes, comme ces mains venant d’ailleurs… d’un ailleurs qui peut devenir mon ailleurs… et tout cela avec une certaine confusion métaphorique…

Et comme je le répète chaque jour : Que celui qui a des oreilles… mais cette fois-ci en plus on ajoutera : que ceux qui ont des yeux… et des mains !

Ce clip est fait par essence pour être partagé, utilisé comme bon vous semble et autant que cela vous parait nécessaire. Que ce soit sur les réseaux sociaux, à vos amis par messages, en diffusion dans vos rencontre zoom, youtube, ou je ne sais quoi d’autre… Pas d’intérêt financier associé, juste laisser l’expression artistique nous interpeller, nous bouger et, je l’espère, nous faire du bien.

Bon visionnage !