QUAND LE CHRISTIANISME FAIT SON CINÉMA

Retrouvez la version vidéo sur ma chaîne Youtube  

Aujourd’hui, c’est d’un livre dont je vous parle, enfin d’une véritable somme de 516 pages à classer sans nul doute dans le rayon encyclopédie. Un travail considérable donc, réalisé par Bruno de Seguins Pazzis, qui se penche ici sur la relation entre christianisme et cinéma, et qui évidemment ne pouvait me laisser insensible.

artspiin-culture-2018-

Alors sans attendre davantage, un grand bravo à Bruno de Seguins Pazzis, car il fallait le faire ! Quand le christianisme fait son cinéma est un ouvrage référence où l’auteur, ne revendiquant humblement aucune exhaustivité, trace un tableau exceptionnel des relations entre le septième art et les religions chrétiennes avec une emphase certaine vis-à-vis du catholicisme. De Jérusalem au Vatican, en passant par Jésus, Marie, les saints, les anges, les figures de l’Église, le diable, l’enfer ou encore le paradis, c’est plus de 1 200 films qui sont ici répertoriés et commentés. Chacun des chapitres, 13 au total, correspond à un thème particulier avec analyse des films, depuis les origines du cinéma jusqu’à 2017, commentaires, anecdotes et à la fin de chaque chapitre, une liste chronologique des films ayant trait au thème concerné avec le nom du réalisateur, l’année de sa sortie et le pays d’origine.

artspiin-culture-2018

Vous l’aurez compris, l’intérêt fondamental de cet ouvrage est l’abondance de l’information qu’il fournit et qui passionnera sans aucun doute les cinéphiles et tous ceux plus particulièrement qui s’intéresse aux relations entre culture et spiritualité. Le classement proposé n’est pas forcément original mais en tout cas bien pratique pour une recherche particulière. Mais précisons aussi que l’auteur approfondit la question sur ses deux derniers chapitres, en élargissant son sujet à « La métaphore chrétienne au cinéma» puis posant la question « Quel avenir pour un cinéma chrétien ? », interrogation on ne peut plus d’actualité dans cette période de profusion de sortie de films à thématiques spirituelles et parfois ouvertement identifiés comme « cinéma chrétien ».

Dans l’avant dernier chapitre donc, Bruno de Seguins Pazzis analyse un certain nombre d’œuvres cinématographiques pour observer des références chrétiennes, lire au de-delà des apparences telle ou telle autre perspective faisant écho à la foi, interrogeant le spectateur croyant. Comme le précise l’auteur, cette question de la métaphore chrétienne au cinéma justifierai à elle seule un livre entier du même acabit. Alors ce ne sont donc que quelques exemples plutôt évidents qui sont proposés mais qui ouvrent malgré tout, en particulier pour le lecteur qui n’a pas cette habitude, à la possibilité de poser un autre regard sur les films. Alors c’est par exemple un western de John Ford, Le fils du désert de 1948, présenté comme une parabole sur la rédemption et le sacrifice. C’est aussi, plus près de nous, Le fils de Joseph d’Eugène Green en 2015, métaphore de la Sainte famille servant à mener à une réflexion fondamentale évangélique, provocatrice et à contre-courant à l’égard de notre société post-moderne. Ou bien encore les adaptation cinéma de Narnia, L’Odysée de Pi d’Ang Lee ou le Leviathan d’Andreï Zviaguintsev pour n’en citer que quelques-uns.

Et puis enfin, il y a ce dernier chapitre sur l’avenir d’un cinéma chrétien dans lequel l’auteur promeut des productions clairement porteuses de valeurs, évoquant un langage cinématographique religieux ou plus précisément chrétien et en s’appuyant sur cinq films plus spécifiquement :Cristeros de Dean Wright en 2012, Sophie Scholl de Marc Rothemund en 2005 que l’auteur qualifie de film incandescent et bouleversant, Marie Heurtin de Jean-Pierre Améris en 2014, L’Apôtre de Cheyenne Carron toujours en 2014 et La Ligne rouge de Terrence Malick en 1998. Ces exemples illustrent pour Bruno de Seguins Pazzis, et je le cite, qu’ « il est possible par des moyens très différents, dans des styles également très divers, de réaliser des films au contenu profond, délicat et riche de sens, pour parler finalement des vertus qui doivent guider l’homme dans ses rapports avec le monde, son prochain et Dieu, les vertus théologales de Foi, d’Espérance et de Charité ».

   artspiin-culture-2018   artspiin-culture-2018

Vous l’avez compris, cet ouvrage est remarquable par son ampleur et le travail fournit. Je soulignerai néanmoins un aspect qui peut être parfois dérangeant et qui est, semble-t-il, un parti pris assumé de l’auteur. Bruno de Seguins Pazzis ne se contente pas d’être descriptif, il donne toujours son opinion sur le film qu’il commente… Soit, mais avec une certaine radicalité, et un avis souvent très tranché pouvant paraitre excessif. Rapidement, on comprend notamment qu’il supporte difficilement l’humour, l’approche comédie voir un peu provocante sur les questions de foi et de religion. Ce qui personnellement me déçoit, je dois l’avouer. Et de même, le fait de s’éloigner des textes et ouvrir à l’imaginaire, en ce qui concerne les adaptations cinématographiques de personnages bibliques, n’est franchement pas sa tasse de thé. Il est intéressant d’entendre ses raisons, mais plus difficilement acceptable d’en faire un jugement qualitatif. Enfin, dernier bémol personnel, sur les convictions catholiques qui prennent le pas parfois sur une approche chrétienne plus étendue et qui aurait rendu cette immense restitution encore plus intéressante. Mais rien n’est parfait en ce bas monde… et le résultat néanmoins est plus que satisfaisant et mérite clairement de dépenser quelque 29 euros quand on aime le cinéma et que les questions spirituelles aussi nous taraudent.

« Quand le christianisme fait son cinéma » Bruno de Seguins Pazzis aux éditions du Cerf, 29 €

À retrouver notamment au catalogue de la Librairie 7ici.

https://librairie-7ici.com/13062-quand-le-christianisme-fait-son-cinema.html

https://librairie-7ici.com/blog/quand-le-christianisme-fait-son-cinema-n311

7ici Librairie Editions Le Cerf

EN QUÊTE DE PREUVES

Retrouvez la version vidéo sur ma chaîne Youtube

DVD disponible à la vente ici

Accepter naïvement et simplement la conversion au christianisme de son épouse quand on est journaliste d’investigation et athée convaincu… le défi peut s’avérer trop difficile à relever. C’est le point de départ du témoignage de Lee Strobel raconté dans le best-seller « The Case for Christ » sorti en 1998 que le réalisateur américain Jon Gunn vient d’adapter au cinéma, exposant là les questionnements possibles sur les preuves de la Résurrection du Christ. En salle le mercredi 28 février.

Lee Strobel, journaliste d’investigation au Chicago Tribune et athée revendiqué, est confronté à la soudaine conversion de son épouse au christianisme. Afin de sauver son couple, il se donne l’ambition de prouver que Jésus n’est jamais ressuscité… Commence alors une enquête menée par un homme intelligent et déterminé à prouver le mensonge sur lequel une partie de l’humanité se fonde depuis deux mille ans pour nourrir sa foi. Comment réfuter les preuves de la Résurrection ? Lee se met à rencontrer des pointures de différentes spécialités, médecin, psychanalyste, pasteur, théologien, dans tout le pays, pourvu d’obtenir des réponses cartésiennes à ses interrogations. Les faits valent mieux qu’une possible illumination de la foi selon lui, basée sur un épisode pour le moins suspicieux rapporté dans la Bible par des témoins faillibles.

Je l’avoue… C’est toujours avec certaines précautions d’usage que je vais découvrir une nouvelle production cinématographique d’un studio chrétien américain. Le passé m’a tellement souvent déçu, voir énervé avec des réalisations et scénarios qui souvent n’atteignent pas le niveau d’un téléfilm M6 de début d’après-midi avec leurs lots de caricatures en tout genre qui prouvent quand même une fois de plus que le ridicule ne tue pas malgré tout… Mais ne m’avouant pas facilement vaincu d’avance, c’est donc dans cette disposition plutôt critique que je me suis laissé convaincre d’aller voir, dans une projection privée et bien confortable, le nouveau film qu’allait distribuer SAJE Distribution dans les semaines à venir… Un film chrétien pas comme les autres, m’a-t-il été dit, inspiré du best-seller « The Case for Christ » sorti en 1998, que l’américain Jon Gunn s’inspirant du témoignage du journaliste Lee Strobel, venait de réaliser exposant ainsi la question des preuves de la Résurrection du Christ au cinéma.

Et finalement, pas déçu du tout, bien au contraire. On ressort de ce film avec plusieurs sentiments en tête. Tout d’abord celui d’avoir passé un bon moment grâce notamment à un travail cinématographique soigné à tous égards mais aussi avec des questionnements bien portés à l’écran autour de la foi bien sûr, mais naturellement du doute aussi, avec toutes sortes d’autres aspects de la vie quotidienne qui trouvent place dans l’histoire… la vie de couple, le travail, le pardon, les blessures du passé, les faux semblants, la trahison…

L’une des grandes réussites, il me semble, se situe justement dans le fait que si, comme son titre l’indique, la figure du Christ est bien au cœur du scénario au travers de cette enquête autour de la Résurrection, Jon Gunn a su intégrer d’autres entrées et ne pas se focaliser uniquement sur l’aspect religieux (ce que la bande annonce occulte hélas complètement d’ailleurs). Une enquête parallèle est menée par le journaliste nous conduisant dans les méandres des affaires policières américaines avec manipulations et erreurs judicaires… remises en question, crédibilité… tout ça au cœur de la rédaction du Chicago Tribune et dans les années 80. On retrouve certaines ambiances bien sympas à la Spotlight ou autres films du genre, avec une photo vintage extrêmement bien adaptée et quelques dialogues savoureux pas dénués d’humour et de sens du décalage. Il y a bien sûr aussi les questions personnelles qui se greffent, crise de couple, relations aux parents et au père en particulier… Alors tout ça apporte du crédit au scénario tant cinématographiquement qu’humainement car la foi, cette recherche d’une certaine Vérité ne peut se faire dans l’isolement du monde et de la vie…  La question de Dieu vient forcément influer sur toutes les dimensions de l’existence de celui qui se la pose.

Et puis donc il y a toute cette enquête autour de la Résurrection. “Le seul chemin vers la vérité ce sont les faits. Les faits sont notre plus grande arme contre la superstition, contre l’ignorance et contre la tyrannie” affirme le journaliste d’investigation tout au début du film. Une enquête menée naturellement à charge contre ce qui vient malmener cette vie bien construite de cet homme très sympathique convaincu d’athéisme (on comprendra d’ailleurs progressivement que cette posture a aussi des explications, des raisons propres… et cela aussi est intéressant). Et là, le réalisateur Jon Gunn frappe fort sans tomber précisément dans toutes les caricatures possibles et faciles. Les choses s’enchainent bien avec un rythme qui accroche le spectateur sans le lâcher et se permettant même, notamment avec le montage et la BO, de flirter avec le genre visuel de certains thriller religieux genre « DaVinci Code » ou « Anges et démons ». L’émotion n’est pas mise au placard non plus mais trouve une juste place sans exacerbation facile et pernicieuse. Et le tout, il faut le souligner aussi, est porté par des prestations de très bon niveau de l’ensemble des acteurs.

« Jésus, l’enquête » sortira en salles françaises à la fin de ce mois de février, précisément le 28. Le scénario est signé par Brian Bird et la photographie du film assurée par Brian Shanley. Les principaux acteurs sont Mike Vogel, Erika Christensen aux côtés desquels nous trouvons notamment aussi Faye Dunaway, Frankie Faison et Robert Forster.

On pourra enfin souligner pour ceux qui pourraient être intéressés que SAJE Distribution propose gratuitement sur son site internet un dossier pédagogique qui pourra aider à animer une projection avec des adolescents ou des adultes, autours des questions de la foi confrontée à la science et de la vérité et des faits, vis à vis de la Résurrection du Christ.

RETOUR À LA CABANE

La Cabane est d’abord et avant tout un roman écrit par le canadien William P Young qui, incroyablement pour un livre à thématique chrétienne, est devenu un best-seller assez phénoménal. C’est ainsi, par exemple, qu’il resta sur la liste des best-sellers du New York Times pendant 70 semaines. On peut considérer qu’il est même devenu une sorte de phénomène publicitaire avec des croyants achetant des dizaines d’exemplaires pour les offrir. Publié dans 40 langues et vendu à 22 millions d’exemplaires, il était inévitable qu’un jour La Cabane finisse sur grand écran… Le moment est arrivé, bien que le grand écran se réduise à une sortie DVD dans plusieurs pays dont la France.

Le film, très bien interprété, a un casting plutôt classe avec notamment Sam Worthington (le héros d’Avatar ou, plus récemment l’un des acteurs principaux de Tu ne tueras point) et la géniale Octavia Spencer (oscarisée pour La couleur des sentiments, où plus récemment l’une des Figures de l’ombre). Le film reprend globalement le roman avec quelques adaptations, racontant l’histoire de Mack dont la fille de huit ans est enlevée et assassinée. Cette tragédie l’éteint émotionnellement et cause de nouvelles souffrances dans la famille. Puis, un jour où sa famille est absente, il est invité à rencontrer Dieu dans « la cabane » où la robe sanglante de sa fille avait été retrouvée après son enlèvement. Le reste du film raconte la rencontre de Mack et sa discussion avec Dieu en particulier sur la nature du mal et sur le pardon.

C’est sans doute là, d’ailleurs, sur ces thématiques du pardon, de la guérison intérieure, de notre rapport au mal ou encore des récriminations que nous pouvons faire à Dieu que se situent les vrais intérêts du film. Il devient un excellent support de discussion, de débat. On peut aisément imaginer une utilisation en groupe de jeunes ou même avec des amis pour aborder ces questions difficiles. Autres sujets passionnants que le ciel, l’enfer et le salut et la façon dont nous voyons/imaginons Dieu, comment notre spiritualité, notre piété peut être directement affectée par ces images personnelles. Et là encore, La Cabane peut stimuler la discussion avec des ouvertures multiples et très intéressantes. On pourra souligner justement que les opinions sur ces questions théologiques peuvent diverger, et parfois violemment. Le livre avait déjà à sa sortie susciter de vives critiques de certains milieux évangéliques. Mais, en même temps, pourquoi ne pas y voir là matière à réflexion et support pour confronter avec bienveillance ces opinions. Sur tous ces aspects, comme le livre le permettait déjà, le film sera sans doute d’une grande utilité avec l’avantage de pouvoir être regardé collectivement.

Et puis s’ajoute inévitablement l’aspect émotionnel qui est efficace. Comment ne pas se laisser emporter dans l’histoire qui, d’une façon ou d’une autre, nous concerne tous et vient faire écho à des histoires personnelles ou proches ? Et l’émotion est un élément important dans le visionnage d’un long métrage. Alors sur ce point La Cabane touche là où il faut. Les points forts du film sont donc aussi ceux qui étaient présents dans le livre éponyme.

Mais ce n’est plus simplement un livre à lire, à imaginer… la caméra est passée par là… et il faut donc aussi le dire, La Cabane n’est pas que pure réussite et on peut comprendre que la sortie française se limite hélas à l’édition et la vente de DVD. Une certaine déception générale avec l’observation d’un vrai manque de relief dans la réalisation et le scénario. Il est peut être bon de rappeler que l’adaptation d’un roman sur grand écran nécessite une ré-écriture, et qu’une bonne et belle histoire ne garantit en rien d’un bon film. Occasion aussi de dire ici que dans le cas d’une adaptation cinématographique d’un roman, il est toujours nécessaire de l’aborder avec un certain détachement par rapport au livre sous peine d’être nécessairement frustré. C’est donc ainsi qu’après avoir apprécié le livre je me suis installé devant mon écran de télévision. Mais néanmoins, le ton très « monotone » au sens d’une certaine uniformité globale, une certaine platitude me laisse sur ma faim. Regret d’une absence d’envolées dans les expressions des personnages qui ne sont pas à incriminer directement car enfermés dans un scénario trop gentil et manquant d’audace (qui pourtant était au cœur du livre). Comment, par exemple, accepter qu’une mère venant d’apprendre la disparition de sa petite dernière console gentiment le mari perclus de culpabilité sans que la colère légitime ne vienne s’immiscer, et qu’en plus elle le laisse aller tout seul sans réagir ? Ce n’est bien sûr qu’un exemple mais qui laisse comprendre une fragilité du scénario et de la réalisation. Même la bande son, qui comprend pourtant des titres de Hillsong United, de Francesca Battistelli, Skillet, Lecrae ou NEEDTOBREATHE ne sauve pas cette monotonie et a même tendance à l’amplifier. Vraiment dommage ! Et donc au final un gentil film aux côtés parfois un peu kitch, entre téléfilm et cinéma…

Mais en toute chose, gardons ce qui est bon, alors n’hésitez pas, faite vous votre propre avis et encore une fois, utilisez-le pour ses points positifs sans y chercher le nouveau joyau du 7ème art ! 

 

> DVD en VF vendu au prix de 19,90 € – Sortie officielle le 12 Juillet 2017 – Actuellement en pré-commande

Plusieurs possibilités pour le pré-commander :

https://www.paul-sephora.com/dvd-fiction/4157-la-cabane

https://librairie-7ici.com/12209-dvd-la-cabane.html

 

 

JOYEUX ANNIVERSAIRE LE JURY ŒCUMÉNIQUE !

À quelques heures du début du Festival de Cannes 2014, et avant de vous retrouver chaque jour pour vous en parler, je vous propose de découvrir le Jury œcuménique du cinéma qui intervient notamment à Cannes depuis 40 ans.

De 1968 à 1974 deux jurys chrétiens se côtoient au Festival de Cannes. Ils se connaissent, remettent leurs prix ensemble en un même lieu, leurs critères sont très proches. Un grand mistral oecuménique traverse la France, alors, avec l’accord de Robert FABRE LEBRET, président du Festival, un jury oecuménique est créé en 1974. La première remise des prix a lieu à l’Hôtel Carlton dans les studios de Radio Télé LuxembourgUne grande aventure commençait. Elle a continué avec les présidents Pierre VIOT et Gilles JACOB et grâce au travail de coordination assuré jusque dans les années 2000 par Robert MOLHANT et Maurice TERRAIL.

Remise du premier Prix œcuménique en 1974 

 

Le Jury oecuménique est composé de 6 jurés, renouvelés chaque année et nommés par SIGNIS (OCIC avant 2001) l’Association Catholique Mondiale pour la Communication et par INTERFILM, l’Organisation Protestante Internationale du Cinéma. Ces jurés, issus de cultures et de pays différents sont compétents dans le domaine du cinéma comme journalistes, théologiens, enseignants…Chrétiens engagés, ils délibèrent en toute indépendance. En 40 ans, ils ont remis 42 prix et 51 mentions spéciales à des films provenant de 33 pays différents.

Le Jury oecuménique propose un regard particulier sur les films. Il prime des oeuvres de qualités artistiques et de valeurs humaines et évangéliques qui touchent à la dimension spirituelle de notre existence. Le Jury propose au-delà des mots et des images une rencontre,un pas vers l’autre : mon voisin ou bien l’étranger que je ne connais pas, l’homme avec ses joies, ses déchirures, ses espérances aussi. Parfois le Jury bouscule, dérange, interpelle nos certitudes, nos préjugés, notre foi ou nos engagements mais toujours il appelle à une grande ouverture aux diversités culturelles, sociales ou religieuses.

 

Découvrez la composition du Jury œcuménique 2014 : http://cannes.juryoecumenique.org/spip.php?rubrique2