UN JURY ŒCUMÉNIQUE EN TRANSITION

2017 est une date importante pour le Festival de Cannes puisqu’elle marque 70 ans de cinéma sur la Croisette. Un Festival pas tout à fait comme les autres cette année… Mais pour le Jury œcuménique, présent à Cannes depuis 1974, cette édition sera aussi différente avec d’importants changements.

Chaque année, le Jury œcuménique est invité par le Festival de Cannes, comme le Jury officiel et celui de la Presse, à remettre un prix à un film de la compétition officielle.

SIGNIS et INTERFILM, 2 structures respectivement catholique et protestante, nomment un jury composé de six membres, issus de cultures et de pays différents. Ces jurés, renouvelés chaque année, sont compétents dans le domaine du cinéma comme journalistes, critiques, théologiens, chercheurs, enseignants… Ils sont membres de l’une des Églises chrétiennes et sont ouverts au dialogue interreligieux. Ils se réunissent à diverses reprises durant le Festival, analysent, commentent les films et délibèrent en toute indépendance.

Depuis de nombreuses années, Denyse Muller pour Interfilm et Jos Horemans pour Signis assuraient la coordination de ce Jury. Mais cette année la relève est prise par Serge Molla et Theo Peporte. Des changements importants donc qui donneront sans doute de nouvelles couleurs ou orientations dans les années à venir. Mais pour 2017, Signis et Interfilm ont tenus à honorer Denyse Muller et Jos Horemans en leurs demandant d’être membres du Jury. À leurs côtés, quatre autres invités :

– Gaëlle Courtens, journaliste. Elle est l’éditrice de l’agence de presse Nev-Notizie Evangelische et responsable de presse de la Fédération des Églises protestantes en Italie.

– Andreas Engelschalk, pasteur de l’Eglise évangélique en Rhénanie (Allemagne)

– Benjamin Lorenzo Sanchez, réalisateur espagnol et scénariste de films, auteur et metteur en scène de théâtre et créateur de spots publicitaires.

– Valérie de Marnhac, a travaillé durant 20 ans dans la presse et fait aujourd’hui partie de SIGNIS Paris, pour qui elle anime des ciné-débats.

Le Jury œcuménique propose un regard particulier sur les films. Il distingue des œuvres de qualité artistique qui sont des témoignages sur ce que le cinéma peut révéler de la profondeur de l’homme et de la complexité du monde.

Il attire l’attention sur des œuvres aux qualités humaines qui touchent à la dimension spirituelle de notre existence, telles que justice, dignité de tout être humain, respect de l’environnement, paix, solidarité, réconciliation…

Dans ses choix, le Jury œcuménique montre une grande ouverture aux diversités culturelles, sociales ou religieuses.

A la fin du Festival, lors d’une cérémonie officielle dans le Palais des Festivals, le Jury remet son prix en présence d’invités officiels, de la presse et des réalisateurs primés. Depuis 1974, le Jury œcuménique a attribué 45 prix et 56 mentions spéciales et présente, sans doute, l’un des plus beau palmarès du Festival de Cannes.

+ d’infos sur le site du Jury œcuménique

SILENCE DÉRANGEANT MAIS BIENFAISANT

SILENCE ! L’immense Martin Scorcese vient fièrement nous présenter son nouveau film… peut-être l’un des principaux de sa carrière cinématographique, plus simplement l’œuvre de sa vie, mijotée depuis près de trente ans. Respect et coup de chapeau pour un œuvre belle, riche, tortueuse et profondément inspirante.

Longue fresque historique de 2 h 39, Silence est adapté du roman éponyme de l’écrivain catholique japonais Shusaku Endo. Il décrit le déchirement de deux missionnaires jésuites, pris de doute dans leur foi devant le « silence de Dieu » face au martyre infligé aux convertis japonais par les Shoguns, gouverneurs militaires. Nous sommes dans le Japon du XVIIe siècle où le christianisme a été déclaré illégale suite à une évangélisation massive de l’Église catholique. Envoyés dans le Pays du soleil levant, sur les traces de leur mentor, le père Ferreira qui n’a plus donné trace de vie et dont certaines rumeurs évoquent l’apostasie, ces deux missionnaires vont devoir vivre dans la clandestinité auprès de ces « chrétiens cachés ». Tout au long de leur terrible voyage, leur foi va être soumise aux pires épreuves.

Silence peut être vu comme une sorte de voyage contemplatif à travers les méandres de la foi. Tout en nous proposant un film de grande beauté (photo, son, réalisation…) au scénario épique, Scorcese ne cherche pourtant pas à nous « épater » par une méga-production commerciale et tape-à-l’œil. Tout au contraire il nous propulse dans une lenteur mélancolique nécessaire et adéquate au climat qui s’installe au fil des minutes et du cheminement tortueux de ces hommes. Il privilégie la sobriété, le dépouillement qui sied tant aux missionnaires qu’à la situation précaire des chrétiens persécutés qui cherchent à les protéger. Il nous confronte au chaos d’une réalité qui devient un électrochoc, mais qui paradoxalement ne se vit pas dans la brièveté mais dans la longueur… fracassant progressivement des certitudes, des convictions… et, pour le spectateur, ouvre à la réflexion et à l’émotion.

Derrière cette histoire un questionnement de fond éclate avec magnificence : Faut-il accepter de se soumettre (et, peut-être éventuellement, continuer de croire en secret), ou bien faire face aux tortures en gardant sa croyance intacte jusqu’à la mort… ou pire, jusqu’à provoquer la mort de ceux qui nous entourent et que nous aimons ? Un questionnement spirituel d’une puissance implacable, mais qui devient aussi un véritable dilemme éthique qui peut dérouter, voir mettre aussi mal à l’aise dans l’observation que nous en faisons, assis confortablement dans le fauteuil de la salle ténébreuse où la lumière est là sur l’écran mais pour raconter cette histoire faite de douleurs, de passions et parfois de choix qui nous heurtent. Pour Scorcese, le vrai sujet à ses yeux, c’est l’essence de la foi. Et par « foi », il entend également la façon dont nous vivons nos vies, quelles sont nos valeurs. Le scénario de Silence conduit à questionner les fondements de la religion, parlant du doute et de son importance dans la quête de spiritualité, parlant aussi de la foi, de la manière dont chacun l’appréhende et la vit, tout en faisant face au silence divin malgré les prières et les tourments endurés au nom de Dieu.

Silence nous ramène au XVIIe siècle mais on peut pourtant y voir une vraie dimension contemporaine. Pour Scorcese justement, les changements dans le monde d’aujourd’hui nous amènent nécessairement à nous questionner sur le spirituel qui est une partie intrinsèque de nous en tant qu’êtres humains et de notre humanité profonde. L’histoire de ces missionnaires ouvre un dialogue. Elle montre à quel point la spiritualité est une partie intégrante de l’homme. Une des grandes forces du travail de Scorsese se situe aussi, sans doute, dans le fait qu’il n’en fait pas un film « religieux » mais purement universel. Il pourra parler, en y regardant de plus près, à toutes les époques, à toutes les religions, et à tous les athéismes. Pas non plus de « dictature de conscience » grâce à la complexité des personnages, et en particulier celui interprété brillamment par Andrew Garfield. Complexité (sans rien dévoiler) qui va et vient mais se prolonge jusqu’à la dernière minute. Un non manichéisme du protagoniste principal qui devient finalement l’intérêt premier de Silence.

Alors oui, Silence reste une œuvre quelque peu difficile d’accès tant par sa forme que par ses thématiques. Elle demande donc au spectateur de se concentrer et de plonger sans à priori mais confiant qu’une opportunité de réflexion intime s’offre à lui. Accepter que le Silence commence peut-être là en soi comme une nécessité bienfaisante dans un monde si bruyant et dans un intérieur qui l’est tout autant si souvent…

Pour aller plus loin dans la réflexion, SAJE DISTRIBUTION vous offre un dossier pédagogique d’accompagnement à télécharger ICI

 

 

LES CONFESSIONS

Le thème de la confession semble actuellement intéresser le cinéma, preuve en est avec deux films qui sortent à quelques semaines d’intervalle. Ce mercredi elle devient plurielle pour le nouveau film de Roberto Andò avec le brillant Toni Servillo qui fait face à Daniel Auteuil, pour revenir au singulier le 8 mars dans un film de Nicolas Boukhrief, avec notamment Romain Duris et Marine Vacth dans les rôles principaux. Mais concentrons nous aujourd’hui sur le premier qui, au travers de ce sacrement dans la religion catholique ou orthodoxe, aborde différentes thématiques comme la culpabilité, le silence et le pouvoir.

Daniel Roché (Daniel Auteuil), Directeur du FMI, organise un sommet du G8 avec les différents ministres de l’économie dans un hôtel en Allemagne. Ils s’apprêtent à adopter secrètement une mesure qui aura des conséquences dramatiques pour certains pays. Parallèlement, Daniel Roché invite une célèbre écrivaine (Connie Nielsen), une rock star (Yohan Huldenberg) et un moine (Toni Servillo) pour fêter son anniversaire. Le week-end tourne au tragique lorsque le directeur du FMI est retrouvé mort dans sa chambre. On découvre vite qu’il s’est livré à des confessions avant de mourir. Un terrible climat de doute, de suspicion et de peur s’installe alors…

C’est avec lenteur et retenue que nous suivons ce moine interprété avec brio par un Toni Servillo qui confirme là encore, s’il en est besoin, un immense talent. Un moine qui n’est à priori pas à sa place au milieu de ce nid de vipères qui jouent avec l’avenir du monde, qui se payent les pauvres dans le secret et qui finalement sont pétries d’une paranoïa très égocentrique. Un moine qui n’est pas à sa place non plus dans cet univers de luxe qui l’accueille. Un moine qui a fait vœu de silence et que l’on veut néanmoins faire parler coute que coute… Les confessions jouent avec ces paradoxes, avec ces oppositions qui amènent notamment ce personnage totalement décalé dans ce tableau très malsain à prendre le premier rôle mais sans entrer dans le jeu de ce que l’on voudrait lui faire interpréter. Il reste lui-même, livre parfois quelques mots mais comme des perles de grand prix et avance à son rythme même quand les événements voudraient le faire accélérer et entrer dans la danse…

 

Concernant ces paradoxes, le réalisateur Roberto Andò explique très bien comment le sens du secret est au cœur de son film et manifeste en lui même certaines oppositions : « Le secret et son gardien sont les éléments clés du pouvoir. Un pouvoir qui s’isole et qui ne communique pas est nécessairement métaphysique et cela malgré lui. De ce fait, il existe deux idées du secret : celle indescriptible et arbitraire du pouvoir économique et celle qui, à travers le secret, défend le droit à une défense humaine de la liberté personnelle, d’un espace dans lequel chacun peut être libre des autres : l’espace de la conscience. En ce sens, la confession est une institution de l’Eglise très précieuse, parce quelle protège la dignité de la personne, son inviolabilité. En dépit de cela, le christianisme est une des religions qui ne s’appuie pas sur le secret. Jésus dit : « J’ai parlé clairement au monde, je n’ai jamais parlé caché mais toujours en public, au meilleur des gens ». Une grande leçon. »

À l’image de ces paroles, Roberto Andò maîtrise parfaitement son film pour en faire un réquisitoire sévère contre une certaine oligarchie mondiale. Mais à l’image de notre homme d’église, héro silencieux poétique et énigmatique, il le fait avec sophistication et subtilité (même si certains clichés n’ont pas été évités… sans doute volontairement pour amplifier l’effet farce de ce G8 détestable).

Pour ne pas gâcher le petit côté « thriller » aussi présent dans Les confessions, je n’en dirai pas plus sur le déroulement et la finalité. Et je préfère terminer avec ces mots de Toni Servillo expliquant pourquoi il a « immédiatement adoré » ce rôle de moine : « C’est un film qui donne encore une chance au bien, dans un monde confus, désorienté. Il met en valeur des sentiments que nous attribuons habituellement à la religion comme la pitié, la disponibilité, l’écoute, la compassion, des valeurs que le monde laïc a complètement oubliées et que nous devrions remettre au centre ».

Les confessions n’est évidemment pas pour moi le chef d’œuvre de l’année mais ce film nous offre un bon moment de cinéma, agréable et intelligent.

 

PADRE JORGE

Ce mercredi sort le biopic sur « le pape François », film qui se concentre pour l’essentiel sur l’avant élection du 13 mars 2013. Un scénario tiré du bestseller mondial « Francisco – Vie et révolution » de Elisabetta Pique.

Celui que l’on appelle désormais le pape François, mais qui reste chez lui avec ses fidèles argentins padre Jorge ou bien encore pour l’état civil Jorge Mario Bergoglio nous est présenté ici au travers de ses rencontres avec Ana, une journaliste espagnole d’origine argentine qui le suit depuis la période autour du conclave de 2005 où il avait été « évincé » au profit de Benoît XVI. Une véritable amitié se noue entre les deux protagonistes et devient ainsi le fil narratif du film nous permettant ainsi de découvrir ce personnage autrement.

Réaliser un projet cinématographique du vivant d’une personnalité comme celle-là est toujours assez risquée. On craint vite d’assister au panégyrique de l’homme illustre. Et je dois avouer, n’étant de plus pas catholique moi-même, que ce préjugé était un peu là avant que l’écran noir ne s’éclaire lors de cette avant première presse. Mes soupçons parpaillots tombèrent vite pour laisser place à un bon moment à la fois de cinéma mais aussi plus simplement de découverte. Car ce film mêle adroitement la démarche instructive et artistique. On apprend sur l’homme sans excès, sans doute à la mesure de son caractère à la fois plein d’humanité et d’une certaine tendresse mais aussi bien défini dans ses contours, construit dans une éthique qui dessine sa façon d’être et donc aussi ses choix. Un homme qui sait sourire, profiter de la vie, et même séduire. Et ce rendu ne se fait pas au détriment du film en lui-même. Au contraire… Les acteurs sonnent justes, en particulier le duo formé par les espagnols Dario Grandinetti dans le rôle du padre et face à lui cette Ana jouée par la très belle Silvia Abascal. Deux comédiens qui n’en sont pas à leurs premiers rôles. On a ainsi pu voir récemment Dario dans le magnifique Julieta d’Almodovar ou bien encore dans ce film à sketches assez grinçant Les nouveaux sauvages. Quand à Silvia elle jouait un second rôle dans Truman ou donnait la réplique à Penelope Cruz dans Ma Ma. La réalisation est soignée, de facture classique, assez lente, mais convenant parfaitement aux propos.

On passe donc un très joli moment d’où ressort un fort sentiment de sincérité et, qui plus est, un peu plus instruit sur la connaissance d’un homme qui est train de changer un certain nombre de choses au sein de son Église mais avec des répercussions certaines aussi dans la société plus généralement. Un film à voir donc, que vous soyez croyant ou non, et que vous soyez catholique ou que vous ne le soyez pas…

 

L’HORREUR EN PLEINE LUMIÈRE

Spotlight… ou quand l’une des plus sombres affaires touchant l’Église éclate en pleine lumière et nous est racontée fidèlement sur grand écran. Un film qui fait rapidement penser à quelques grands classiques du genre, dont le fameux « les hommes du président ». Plongeon au cœur d’une enquête redoutable et passionnante. 

L’histoire se passe en 2001 à Boston au cœur du grand quotidien de la ville, le Boston Globe. Marty Baron en devient le nouveau patron. Dans sa volonté de relancer la rentabilité du journal en étant prêt à bousculer quelque peu ses lecteurs, très catholiques, et sa rédaction par la même occasion, il demande à l’équipe des quatre journalistes d’investigation nommée « Spotlight » de se concentrer sur l’affaire d’un prêtre pédophile. Leur enquête va déboucher sur le plus grand scandale touchant l’Eglise Catholique à travers le monde, et pour les journalistes, au-delà d’une satisfaction particulière la récompense du prestigieux prix Pulitzer.

Il est des films qui vous laissent sortir en ayant le sentiment d’avoir été sonné. Une sorte de grosse claque ou d’uppercut bien placé, même si ce n’est pas de Creed le dernier Rocky dont je vous parle là. C’est donc de Spotlight qu’il s’agit et qui fait désormais partie de cette liste. Évidemment l’histoire joue un rôle capital dans l’effet ressenti. Ce scandale de viols et d’abus sexuels commis par près de 80 prêtres à Boston (pour le début de l’affaire) ne peut laisser indifférent. Les témoignages de victimes, de proches mais aussi la « mauvaise foi » qui fait face et l’horreur du silence sont des raisons on ne peut plus suffisantes. Mais c’est aussi ce qui entoure les événements qui vient apporter son effet percutant. De la réalisation hyper précise aux acteurs extrêmement justes dans chacun de leurs rôles, en passant par tous les éléments qui font la qualité d’un film. Avec quatre syllabes qui résume parfaitement le tout : so-bri-é-té. Ne cherchez pas d’actions, d’espions, d’explosion, de complots ou d’invasion dans ce film, il n’y a rien de tout cela. Nada… Nul besoin d’ailleurs, à peine quelques larmes. Et c’est sans doute ce qui rend l’impact plus fort encore paradoxalement. On reste pris par le récit, les dialogues et toutes les émotions qui en ressortent… doutes, écœurements, colère, honte.

Et puis si, bien naturellement, l’Église catholique ne ressort pas indemne de ce film, il faut noter que Tom McCarthy, le réalisateur, ne construit pas son film comme un feu nourrit visant à atteindre la foi chrétienne et tout ce qui la représente. Non, ce film est peut être même d’avantage un hommage rendu au journalisme d’investigation, sans toutefois non plus en faire de super-héros. Car ici, tout le monde doit faire face à ses propres contradictions : Journalistes, policiers, juges, avocats, clergé et croyants. Tout ce petit monde n’est ni tout blanc, ni tout noir, comme le rappelle l’un de ces avocats qui, depuis des années, règlent en toute discrétion des « incidents » similaires en répondant au journaliste  Walter « Robby » Robinson pendant son enquête : « Et quand y’a dix ans, je vous ai envoyé une liste de 20 noms de prêtres, vous étiez où ? »

Spotlight, indirectement, évoque aussi forcément des aspects spirituels très intéressants. Plusieurs répliques et dialogues présentent ainsi des questionnements personnels que chacun peut ressentir, tant vis à vis de Dieu que de l’Église. Je pense par exemple à ce moment émouvant où le journaliste Michael Rezendes craque et explique que quelque chose s’est cassée dans sa vie au fur et à mesure de ses investigations. Lui qui n’allait plus à l’Église depuis un certain temps mais qui, au fond de lui, pensait bien y revenir un jour… Mais maintenant, comment le pourrait-il ? Et, d’une certaine façon comme une réponse possible, à un autre moment du film, cette phrase d’un ex-prêtre devenu psychothérapeute mais qui confesse que sa foi en Dieu demeure intacte (c’est cet homme qui donnera à l’équipe du Globe de réaliser que le scandale est bien plus important qu’elle ne pensait) : « L’Église est une institution composée d’hommes. Moi je crois en ce qui est intemporel ! ».

J’évoquais précédemment aussi la précision des acteurs. Il est important de citer le magnifique casting dans lequel nous retrouvons en première ligne l’excellent Mark Ruffalo, mais aussi Michael Keaton, Rachel McAdams et Brian d’Arcy James dans les rôles des journalistes. Liev Schreiber joue Marty Baron et John Slattery joue Benjamin C. Bradlee. Voilà pour l’équipe du Globe. Et mention spéciale également à Stanley Tucci qui joue Mitchell Garabedian, l’avocat d’une partie des victimes.

Maintenant, rendez-vous dans quelques semaines pour la cérémonie des Oscars où l’on espère quelques statuettes qui seraient bien méritées.