La dernière vie de Simon… qui dites-vous que je suis ?

Fraicheur, tendresse et fantaisie cette semaine sur les écrans français ce 5 février, avec cette jolie surprise qu’est La dernière vie de Simon, un conte initiatique et fantastique français de Léo Karmann avec Benjamin Voisin, Camille Claris et Martin Karmann.

Simon a 8 ans, il est orphelin. Son rêve est de trouver une famille prête à l’accueillir. Mais Simon n’est pas un enfant comme les autres, il a un pouvoir secret : il est capable de prendre l’apparence de chaque personne qu’il a déjà touchée… Et vous, qui seriez-vous si vous pouviez vous transformer ?

Vous l’aurez compris en lisant le synopsis, l’histoire de La dernière vie de Simon n’est pas banale. Pas tellement le genre habituel du cinéma français. Alors on peut s’interroger et craindre le pire… ou s’attendre à une très jolie surprise. Et bien c’est justement le cas ici avec un pitch purement fantastique, qui flirte avec le début d’un film de super-héro mais où tout bascule très vite pour transformer le récit en une histoire dramatique, un vrai conte initiatique sur l’amour sacrificiel et les liens qui peuvent créer la cellule familiale, sur nos choix et leurs conséquences, sur l’identité profonde qui nous fait être et non paraitre, et avec aussi cette particularité extrêmement intéressante (et de plus en plus rare) d’être vraiment un film pour tout public.

Un scénario solide écrit à quatre mains par Karmann et Sabrina B. Karine pour permettre à cette histoire, qui se retrouve parfois tout en équilibre instable entre plusieurs genres cinématographiques, de tenir bon et même plus que ça… de transporter le spectateur à bon port avec un chemin bien tracé. La dernière vie de Simon peut se regarder en fait de diverses façons. On peut ainsi en faire un joli film divertissant, bien agréable, joliment fait (avec en particulier une photographie vraiment splendide) et bien interprété. Mais on peut aussi pousser la lecture bien au-delà et y voir des tas de métaphores passionnantes qui ne se « la jouent pas » plus que ça, mais restent accessibles et en même temps fort réfléchies avec une certaine dimension éducative.