Selfie… pour savoir rire de soi

Un peu d’humour en ce 15 janvier sur les écrans avec SELFIE, une comédie satirique à sketchs, qui s’amuse en nous faisant réfléchir autour des réseaux sociaux et surtout l’impact de ces derniers dans les rapports humains.

Dans un monde où la technologie numérique a envahi nos vies, certains d’entre nous finissent par craquer. Addict ou technophobe, en famille ou à l’école, au travail ou dans les relations amoureuses, Selfie raconte les destins comiques et sauvages d’Homo Numericus au bord de la crise de nerfs…

Plus que le titre du film, Selfie, c’est la phrase d’accroche qui l’accompagne qui restitue au mieux le sens profond de ces histoires : « de l’influence du numérique sur les honnêtes gens ». Alors dis comme ça, bien sûr, on pourrait s’attendre à un film à tendance moralisatrice, façon réflexion philosophique de haut vol… mais que nenni ! La présence à elle seule au casting de Blanche Gardin, Manu Payet ou de Max Boublil nous laisse vite comprendre que c’est au travers de la dérision et de ce qu’il faut de cynisme que la question est abordée.

Thomas Bidegain, Marc Fitoussi, Tristan Aurouet, Cyril Gelblat et Vianney Lebasque sont aux manettes des cinq sketchs qui construisent la réflexion de Selfie, en évitant de former un objet filmique disparate. Chaque histoire, très différentes les unes des autres, parviennent plutôt bien à s’articuler mutuellement sans perdre le spectateur, jusqu’à même réunir plusieurs protagonistes pour une cérémonie de mariage qui tourne à la catastrophe. On est finalement là face à un film écrit comme une chanson avec 4 couplets et 1 refrain qui introduit et revient régulièrement. Une chanson qui trouverait facilement corps dans la bouche de Max Boublil précisément.

Au final, on sourit, on rit, on fait « oh la la » en regardant ces situations et comportements ubuesques où les smartphones, tablettes, écrans, applications et réseaux sociaux sont les véritables stars. Et puis on se regarde et on réalise l’effet miroir qui se mets tranquillement en place, et ça peut faire un peu mal. Un mal pour un bien, évidemment, qui ne changera sans doute pas grand-chose à tout ça (et le but n’est certainement pas là), mais qui aura le mérite de nous faire passer un moment rafraichissant en simplement, mais justement, parlant de nous.