The Good Lord Bird… Glory Alléluia !

The Good Lord Bird, une mini-série émouvante, grivoise et immensément engageante sur la croisade de l’abolitionniste John Brown pour libérer les esclaves d’Amérique, sera diffusé à partir d’aujourd’hui, 7 janvier 2021 sur Canal +. Elle raconte l’histoire fascinante de l’abolitionniste John Brown, interprété par un fabuleux Ethan Hawke (pléonasme ?), pendant la période de troubles que l’on évoque sous le nom de « Bleeding Kansas » et qui allait mener directement à la guerre de Sécession

« Amen » et « Awomen »… la bonne blague !

Réagir avec humour à la polémique qui secoue les États-Unis… chiche ?! Lors de la prière à l’ouverture du Congrès le 3 janvier, un député démocrate a fini son intervention par un « amen »… suivi d’un audacieux inclusif « awomen ». Nous voilà bien ! Si maintenant les américains commencent à faire de l’humour avec Dieu… on n’est pas sorti de l’auberge.

2020… sur les écrans

Mais quelle année ! 2020 restera un millésime clairement pas comme les autres… On ne refera pas ici le match comme disait l’ami Eugène. Je n’en ai pas les moyens, ni l’envie d’ailleurs. Mais puisque ce billet s’intéresse au septième art, on peut le dire, comme le titrait le quotidien « Le Monde » : 2020, l’année noire du cinéma.

Sylvie’s Love… un amour extraordinaire

À la fois classique, brillant et empreint de sensualité, Sylvie’s Love ou Pour l’amour de Sylvie, sur Amazon Prime, du scénariste et réalisateur Eugene Ashe – ancien artiste du label Epic/550 au sein de Sony Music avec son groupe R&B Funky Poets – est une bien agréable proposition pour cette fin d’année ou pour débuter la nouvelle. Au son du jazz traditionnel,

Le blues de Ma Rainey… merci Netflix !


Le cinéma étant en berne dans cette époque où la culture est considérée comme non essentielle, risquant par là-même d’intégrer le catalogue de ce qui est en voie de disparition dans ce XXIème siècle, on se repli devant nos écrans de télévision. Heureusement, parfois… ça en vaut la peine et il y a de quoi alors s’en réjouir et en parler ! Le 18 décembre verra ainsi la mise en ligne sur Netflix, d’un film engagé et incontournable

Maradona… divine parabole


Diego Maradona est mort le 25 novembre 2020, à l’âge de 60 ans. Largement considéré comme le plus grand footballeur de tous les temps, avec ou sans ballon au pied, Maradona est devenu pour beaucoup le doux surnom de dieu ou le plus humain des dieux. Oui… je préfère mettre personnellement un d et laisser le D à celui qui, dans cette période de l’Avent, vient nous rejoindre et nous aimer.

Idiot Prayer… unique et beau !

Comme son sous-titre l’indique, c’est en solo, seul dans une salle de concert déserte, que Nicholas Cave, dit Nick Cave, a interprété 22 chansons qui ont marqué sa carrière, les retravaillant sous la forme d’une sorte de sermon envoutant et pénétrant porté par son jeu de piano tout en sobriété et finesse, brillant ainsi d’une intimité troublante.

Cheyenne et Lola… survivantes éblouissantes !


Depuis le 24 novembre sur OCS, Cheyenne et Lola, une série en huit épisodes d’une cinquantaine de minutes chacun, est une vraie claque télévisuelle qui vous laissera de sérieuses traces au cœur. Reprenant les codes du western avec le scénario d’un polar social travaillé visuellement avec minutie, façon orfèvrerie, c’est l’histoire de deux âmes gravement abîmées que tout oppose mais qui se retrouvent unies pour le meilleur et pour le pire.

Lovecraft Country… monstrueusement efficace !

Basé sur le roman de Matt Ruff de 2016, Lovecraft Country est le dernier must en matière de série de HBO (diffusé sur OCS en France). L’approche captivante de la tradition lovecraftienne est le fruit d’une équipe créative exceptionnelle, composée de l’écrivaine Misha Green et des producteurs exécutifs JJ Abrams et Jordan Peele. Combinant habilement l’action-aventure exaltante avec des éléments de science-fiction et d’horreur, cette série épique tombe à point nommé.

passez-votre chemin !

L’excellente série à voir sur OCS, Lovecraft Country a choisi de construire une partie de son premier épisode dans le comté d’Ardham surnommé coucher de soleil. Si Atticus (Jonathan Majors), George (Courtney B. Vance) et Letitia (Jurnee Smollett) sont confrontés à la haine, à la violence et à la discrimination, en particulier de la part des forces de l’ordre. Mais que sont donc ces fameuses villes évoquées par la série et ont-elles existées ?

Undone… le fond et la forme !

Undone, la série d’animation pour adultes d’Amazon (disponible depuis le 13 septembre 2019 sur Prime Video en France), créée par Raphael Bob-Waksberg et Kate Purdy (BoJack Horseman), est ambitieuse et terriblement efficace. Elle surfe sur plusieurs thématiques comme la santé mentale, la gestion du deuil et l’importance de la famille sur une base de science fiction où le temps est l’élément central.

Sean Connery… Adieu Bond !

La mort n’aura su attendre plus longtemps… Si la sortie du dernier film de la saga ne cesse d’être repoussée, Sean Connery, l’acteur d’origine écossaise qui a été le premier à prononcer la célèbre réplique, « My name is Bond, James Bond « , est hélas mort ce samedi 31 octobre 2020. Il avait 90 ans.
Il a joué dans plus de 60 films, et remporté de nombreuses récompenses et distinctions parmi lesquelles un Oscar du meilleur acteur dans un second rôle et un Golden Globe du meilleur acteur dans un second rôle pour Les Incorruptibles

Le jeu de la dame… Un portrait magistral du génie et de la dépendance

Le jeu de la dame (The Queen’s Gambit), la nouvelle mini-série de Netflix retrace les hauts et les bas d’une prodige des échecs à travers des images saisissantes et un récit d’une grande sensibilité. Elle impressionne par son élégance, sa mise en scène et l’intensité émotionnelle qui se dégage de chaque scène. Basée sur un roman de Walter Tevis datant de 1983.

DEVS… Deus ex machina

Si vous avez suivi le monde du cinéma indépendant au cours des dernières décennies, vous avez probablement été influencé par le travail d’Alex Garland. Entre ses scénarios pour des films comme Never Let Me Go et Dredd, et son travail d’écriture et de réalisation pour des films comme Ex Machina ou Annihilation, Garland a construit une filmographie exceptionnelle qui fait vraiment réfléchir, et qui ne vous fera probablement pas regarder l’humanité et la technologie de la même façon.

ON THE ROCKS… tellement rafraîchissant !

On the Rocks, sur Apple TV+ depuis le 23 octobre, est un film magnifiquement réalisé par Sofia Coppola, qui bénéficie d’une sublime performance de Bill Murray et d’un tour de force de Rashida Jones. Une histoire simple et belle, d’une formidable fraîcheur, un mélange de rêve et de poésie qui rencontrent la comédie et qui fait beaucoup de bien dans cette entrée en confinement.

La chanson de Martin… pour joindre l’utile à l’agréable !

En cette fin d’année malmenée de diverses manières, la sortie de La chanson de Martin – Martin’s song, un livre audio original, pertinent et utile, mérite amplement quelques lignes de ma part. Surtout quand le héros, en filigrane de l’histoire, n’est autre que le pasteur Martin Luther King.  La chanson de Martin – Martin’s song est un livre audio de Jane Méry et Sylvain Robin.

Adieu les cons… pour apprendre à dire : « Je t’aime ! »

Déjà trois ans qu’Albert Dupontel nous livrait sa redoutable adaptation cinématographique de l’œuvre de Pierre Lemaître Au Revoir Là-Haut, qui faisait déjà suite à cinq autres réalisations dont les, devenus classiques, Bernie, Enfermés dehors ou 9 mois ferme. C’est donc peu dire que de parler de bonheur et de hâte pour découvrir son nouveau film, Adieu les cons, qui sort ce mercredi 21 octobre sur les écrans.

Michel-Ange… saisissant portrait d’une divine canaille 

C’est un maître du cinéma russe, Andreï Konchalovski, qui tourne sa caméra vers un pan de vie de celle d’un autre maître, italien en l’occurrence, le grand Michel-Ange. Cinéaste soucieux du cadre et de la lumière, il trouve là une belle occasion de travailler sur l’esthétisme tout en nous interrogeant sur une question souvent au cœur de son œuvre, celle des rapports de l’artiste avec le pouvoir.

Drunk… jusqu’à la lie !

Réunissant les talents du comédien Mads Mikkelsen et du réalisateur Thomas Vinterberg Drunk prend nos idées préconçues à l’égard des drames de la dépendance et les subvertit habilement. Ce film danois propose l’une des représentations les plus authentiques de la toxicomanie vue à l’écran, en la construisant sur un fil narratif extrêmement tendu entre comédie et tragédie.

Yalda, la nuit du pardon… ne zappez pas !

Ce n’est pas dans l’humour d’un Tribunal des flagrants délires mais c’est dans l’effroi dramatique d’un tribunal populaire iranien télévisé que nous plonge Yalda, la nuit du pardon sorti ce mercredi sur les écrans français, après avoir reçu le grand prix du jury du cinéma mondial au festival du film de Sundance 2020. Une œuvre extrêmement puissante qui est en plus un saisissant portrait de femmes.

Billie… tragique et bouleversant

« Que Dieu bénisse l’enfant qui s’en sort tout seul » chantait Billie Holiday ou Eleanora Fagan de son vrai nom… mais hélas ce ne fut pas vraiment le cas pour elle… qui ne s’en est finalement pas vraiment si bien sortie. Un destin tragique fait de gloire et de déchéance. C’est ce que nous raconte BILLIE, le superbe film documentaire sorti ce mercredi dans les salles.

Blackbird… pour se dire adieu

Avec Blackbird, c’est avec justesse, délicatesse et tendresse que le réalisateur Roger Michell (Coup de foudre à Notting Hill) d’après un scénario de Christian Torpe, adapté d’un film danois de Billie August (Silent Heart), s’attaque à des thématiques ardues comme la maladie, la mort assistée et la famille. Un casting formidable pour un film chaleureux, qui n’est pas sans tension ni sans douleur considérable, pour nous permettre sans doute de réfléchir et de discuter.

Le Diable tout le temps… sobrement lumineux !

Attention… du très lourd sur Netflix en cette rentrée de septembre ! Le Diable tout le temps, la dernière réalisation d’Antonio Campos (série The Sinner), ne laisse en aucun cas indifférent… on adore ou on déteste. Un thriller obscur sur fond spirituel et à tendance gothique avec un casting cinq étoiles. Knockemstiff, Ohio. Face à sa femme mourante, un homme désespéré, Willard Russell, tente le tout pour le tout.

Rocks… si forte et fragile à la fois

Remember me… aussi longtemps que je vivrai 

Antigone

Un simple thé pour revenir à l’essentiel

L’immense actrice Kirin Kiki icône du cinéma japonais, est à voir à partir de ce mercredi 26/08, dans son ultime film, un hymne poétique et d’une profonde sensibilité à la cérémonie du thé. Dans un jardin qu’on dirait éternel, de Tatsushi Ohmori dépeint cette tradition ancestrale comme un refuge pour les femmes, un sanctuaire immaculé de calme et de sérénité.

Greenleaf… et plus encore à la fin « Dieu est bon ! »


Si la série d’Oprah Winfrey, Greenleaf, avait fort bien commencé en 2016 et avait d’ailleurs été encensée pendant les deux premières saisons, les deux suivantes avaient plutôt mal été reçues par la critique en raison notamment d’une complexification du scénario qui faisait sans doute perdre le fil initial. Cette ultime saison 5 était donc attendue au tournant…

La troisième femme

La troisième femme

La troisième femme de la réalisatrice vietnamienne Ash Mayfair est à mes yeux LE film de ce mercredi 19 août. Un long métrage que j’avais eu le bonheur de découvrir en 2019 en compétition au festival de Fribourg, alors que j’étais alors à cette occasion président du Jury œcuménique.
Dans le Vietnam de la fin du XIXe siècle, May, 14 ans, se retrouve mariée à un riche propriétaire terrien de plusieurs années son aîné. Elle prend le rôle de troisième épouse.

The perfect candidate… on vote pour !

La réalisatrice Haifaa Al-Mansour nous propose cette semaine une belle comédie dramatique au ton politique. Avec intelligence et rythme, elle filme le combat d’une jeune femme Saoudienne engagée dans des élections locales.

Little fires everywhere… une série à en brûler passionnément !

Basée sur le roman à succès de Celeste Ng de 2017 traduit en français par La saison des feux, la mini-série en 8 épisodes d’environ 60 minutes chacun, Little Fires Everywhere, a été créé par la société de production Hello Sunshine, de Reese Witherspoon, qui a également été à l’origine du triomphe de Big Little Lies. Elle est actuellement, et depuis le 20 juillet, à voir sur Prime Video.

TIEMPO DESPUÉS, no(tre) futur(e)…

Plus de trente ans se sont écoulés depuis la sortie de Amanece que no es poco (L’aube, c’est pas trop tôt), l’un des films les plus lucides et les plus singuliers du cinéma espagnol, devenu irrémédiablement culte, signé José Luis Cuerda, inoculant partout où il est passé la graine de son humour surréaliste. Aujourd’hui, le réalisateur (décédé en février 2020) se charge une dernière fois de perpétuer l’esprit de cette rareté,

Jean-Luc Gadreau, Service protestant sur France Culture.

Nouveaux défis…

Depuis plusieurs années, mon engagement, tant professionnel que personnel, s’est orienté au-travers d’un prisme qui prend la forme de cette association de 2 mots fondamentaux pour ma vie : « culture & spiritualité ». Aujourd’hui les choses se précisent un peu plus encore dans la re-formulation de mon activité professionnelle

LA UNE

Godfather of Harlem… Noir c’est noir !


Après Watchmen, la quatrième saison de Fargo en passant par Lovecraft Country ou The Good Lord Bird, cette année télévisuelle a été marquée par la question des tensions racistes qui rongent le pays, écho d’un passé qui se prolonge encore et encore, ou stigmates qui ne cessent de se rouvrir. Godfather of Harlem, la nouvelle série de Chris Brancato (Narcos) à voir actuellement sur StarzPlay qui se déroule dans le Harlem des années 60, vient apporter sa pierre à l’édifice très pertinemment, justement sur ce rapport entre passé et présent, fiction et réalité. L‘acteur et producteur Forest Whitaker fait parfaitement bien les choses dans le rôle de Ellsworth « Bumpy » Johnson, véritable parrain de la pègre afro-américaine, au milieu d’une ribambelle de comédiens remarquables. Une série ambitieuse qui touche en plein dans le mille, construite dans un mouvement croisé entre thriller mafieux et lutte pour les droits civiques, personnages de fictions et héros de l’Histoire.

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Sylvie’s Love… un amour extraordinaire


À la fois classique, brillant et empreint de sensualité, Sylvie’s Love ou Pour l’amour de Sylvie, sur Amazon Prime, du scénariste et réalisateur Eugene Ashe – ancien artiste du label Epic/550 au sein de Sony Music avec son groupe R&B Funky Poets – est une bien agréable proposition pour cette fin d’année ou pour débuter la nouvelle. Au son du jazz traditionnel, cette romance au style vintage, met en vedette Tessa Thompson et Nnamdi Asomugha dans le rôle d’amoureux qui se cherchent et peinent à se trouver, et dont l’aventure s’étend de la fin des années 50 au début des années 60. Une occasion de s’immerger dans l’Amérique noire de cette époque, avec ce genre de film qui vous fait chaud au cœur.

Sylvie’s Love raconte l’histoire de Sylvie Parker et Robert Halloway, à la fin des années 50. La première est issue d’une bonne famille, et travaille en tant que disquaire dans la boutique de son père. Passionnée de télévision, elle rêve en secret de devenir productrice dans ce milieu émergent. C’est à ce moment qu’elle fera la rencontre fortuite de Robert, un élégant saxophoniste débarquant à New York avec son groupe de jazz, dans l’espoir de se faire un nom dans le milieu musical. Après une romance estivale, les deux tourtereaux doivent se quitter. Ils se retrouvent des années plus tard et constatent que les sentiments qu’ils ont l’un pour l’autre n’ont pas changé…

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 « Amen » et « Awomen »… la bonne blague !

Réagir avec humour à la polémique qui secoue les États-Unis… chiche ?! Lors de la prière à l’ouverture du Congrès le 3 janvier, un député démocrate a fini son intervention par un « amen »… suivi d’un audacieux inclusif « awomen ».

Nous voilà bien ! Si maintenant les américains commencent à faire de l’humour avec Dieu… on n’est pas sorti de l’auberge. Ou de la crèche puisque les établissements recevant du public sont souvent fermés de nos jours. On pourrait éventuellement se réfugier dans une Église restée ouverte, me direz-vous. Mais je m’égare, alors que je n’ai même pas encore vraiment commencé…

Voici donc l’objet du scandale.

Lors de la traditionnelle prière qui ouvre la session parlementaire du Congrès américain, ce dimanche 3 janvier, le député démocrate Emmanuel Cleaver, également pasteur méthodiste (oui, je sais… on est de l’autre côté de l’Atlantique), s’est un peu emballé ou embourbé. C’est comme vous voulez.

Celui dont le prénom veut dire « Dieu avec nous » a commencé par des paroles tout en profondeur, demandant à Dieu la paix et une forme de guérison communautaire – ce qui n’est sans doute pas une mauvaise idée dans le climat actuel américain. Puis donc, DieuAvecNous a fait tomber le « couperet »* sur sa prière en associant Dieu à Brahma (non… pas la grosse poule américaine éponyme, mais la trinité hindouiste). Sans s’arrêter, il a continué en y mêlant tous les dieux qui nous passent par la tête ! J’ai privilégié ici volontairement la minuscule au « D » en capitale pour ne pas vous offusquer… un simple jeu de « d » et pourtant, point de hasard dans tout cela.

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Bienvenue sur ArtSpi’in
où j’espère vous retrouver le plus régulièrement possible

 

Sur le blog de Jean-Luc Gadreau… pas de prise de tête, mais au contraire une volonté de se brancher simplement et authentiquement sur la vie, les arts, le sport, la culture, la spiritualité pour apaiser des maux de tête que notre existence peut provoquer bien souvent…

Je vous partagerai mes coups de cœur (cinéma en particulier), parfois mes colères, mes questionnements, mes curieuses idées et un peu de mes activités (très « plurielles »… vous vous en apercevrez rapidement !).

 

 

Jean-Luc Gadreau, Service protestant sur France Culture.

CINÉMA

Sylvie’s Love… un amour extraordinaire


À la fois classique, brillant et empreint de sensualité, Sylvie’s Love ou Pour l’amour de Sylvie, sur Amazon Prime, du scénariste et réalisateur Eugene Ashe – ancien artiste du label Epic/550 au sein de Sony Music avec son groupe R&B Funky Poets – est une bien agréable proposition pour cette fin d’année ou pour débuter la nouvelle. Au son du jazz traditionnel, cette romance au style vintage, met en vedette Tessa Thompson et Nnamdi Asomugha dans le rôle d’amoureux qui se cherchent et peinent à se trouver, et dont l’aventure s’étend de la fin des années 50 au début des années 60. Une occasion de s’immerger dans l’Amérique noire de cette époque, avec ce genre de film qui vous fait chaud au cœur.

Sylvie’s Love raconte l’histoire de Sylvie Parker et Robert Halloway, à la fin des années 50. La première est issue d’une bonne famille, et travaille en tant que disquaire dans la boutique de son père. Passionnée de télévision, elle rêve en secret de devenir productrice dans ce milieu émergent. C’est à ce moment qu’elle fera la rencontre fortuite de Robert, un élégant saxophoniste débarquant à New York avec son groupe de jazz, dans l’espoir de se faire un nom dans le milieu musical. Après une romance estivale, les deux tourtereaux doivent se quitter. Ils se retrouvent des années plus tard et constatent que les sentiments qu’ils ont l’un pour l’autre n’ont pas changé…

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Le blues de Ma Rainey… merci Netflix !


Le cinéma étant en berne dans cette époque où la culture est considérée comme non essentielle, risquant par là-même d’intégrer le catalogue de ce qui est en voie de disparition dans ce XXIème siècle, on se repli devant nos écrans de télévision. Heureusement, parfois… ça en vaut la peine et il y a de quoi alors s’en réjouir et en parler ! Le 18 décembre verra ainsi la mise en ligne sur Netflix, d’un film engagé et incontournable : Le blues de Ma Rainey ou Ma Rainey’s Black Bottom dans sa version originale.

Les tensions s’exacerbent et les esprits s’échauffent au cours d’une séance d’enregistrement, dans le Chicago des années 20, tandis que plusieurs musiciens attendent la légendaire Ma Rainey, artiste avant-gardiste surnommée « la mère du blues« .

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Sean Connery… Adieu Bond !


La mort n’aura su attendre plus longtemps… Si la sortie du dernier film de la saga ne cesse d’être repoussée, Sean Connery, l’acteur d’origine écossaise qui a été le premier à prononcer la célèbre réplique, « My name is Bond, James Bond « , est hélas mort ce samedi 31 octobre 2020. Il avait 90 ans.
Bien qu’il ait joué dans plus de 60 films, et remporté de nombreuses récompenses et distinctions parmi lesquelles un Oscar du meilleur acteur dans un second rôle et un Golden Globe du meilleur acteur dans un second rôle pour Les Incorruptibles, ainsi qu’un British Academy Film Award du meilleur acteur pour Le Nom de la rose en 1988, Sean Connery demeure plus étroitement lié à l’espion britannique aux charme et ressources inépuisables, créé par Ian Fleming, qu’il a interprété sept fois.

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JE CONFINE EN PARABOLES

Je confine en paraboles

Nouvelle rubrique !

Chaque jour à 7h45 (ici et 8h ailleurs), pendant ce temps de confinement, je vous propose ma minute-vidéo « Je confine en parabole »… histoire de bien démarrer la journée.
Que celui qui a des oreilles…

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CULTURE

Godfather of Harlem… Noir c’est noir !


Après Watchmen, la quatrième saison de Fargo en passant par Lovecraft Country ou The Good Lord Bird, cette année télévisuelle a été marquée par la question des tensions racistes qui rongent le pays, écho d’un passé qui se prolonge encore et encore, ou stigmates qui ne cessent de se rouvrir. Godfather of Harlem, la nouvelle série de Chris Brancato (Narcos) à voir actuellement sur StarzPlay qui se déroule dans le Harlem des années 60, vient apporter sa pierre à l’édifice très pertinemment, justement sur ce rapport entre passé et présent, fiction et réalité. L‘acteur et producteur Forest Whitaker fait parfaitement bien les choses dans le rôle de Ellsworth « Bumpy » Johnson, véritable parrain de la pègre afro-américaine, au milieu d’une ribambelle de comédiens remarquables. Une série ambitieuse qui touche en plein dans le mille, construite dans un mouvement croisé entre thriller mafieux et lutte pour les droits civiques, personnages de fictions et héros de l’Histoire.

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The Good Lord Bird… Glory Alléluia !


The Good Lord Bird, une mini-série émouvante, grivoise et immensément engageante sur la croisade de l’abolitionniste John Brown pour libérer les esclaves d’Amérique, sera diffusé à partir d’aujourd’hui, 7 janvier 2021 sur Canal +.

Elle raconte l’histoire fascinante de l’abolitionniste John Brown, interprété par un fabuleux Ethan Hawke (pléonasme ?), pendant la période de troubles que l’on évoque sous le nom de « Bleeding Kansas » et qui allait mener directement à la guerre de Sécession. Merveilleuse et fidèle adaptation du livre de James McBride primé aux National Book Awards en 2013, l’histoire de cet homme étonnant connu comme une sorte de « prophète sauvage et radical » est racontée à travers les yeux de Henry « Onion » Shackleford (Joshua Caleb Johnson), alias « Échalote » dans la version française. Irrévérencieuse et souvent très drôle, la mini-série de sept épisodes est également pleine de grandes idées sur la liberté, l’autodétermination et le sacrifice.

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SPORT

Maradona… divine parabole


Diego Maradona est mort le 25 novembre 2020, à l’âge de 60 ans. Largement considéré comme le plus grand footballeur de tous les temps, avec ou sans ballon au pied, Maradona est devenu pour beaucoup le doux surnom de dieu ou le plus humain des dieux. Oui… je préfère mettre personnellement un d et laisser le D à celui qui, dans cette période de l’Avent, vient nous rejoindre et nous aimer.

Des peintures murales, dont la plupart le montrent avec une auréole derrière ou au-dessus de la tête ou « façon Jésus-Christ », ornent les rues de Buenos Aires en Argentine, et de Naples en Italie. L’un de ses buts, éminemment non conventionnel, restera gravé dans les annales du sport comme « la main de Dieu ». Cette main volontaire et assumée qui avait permis de qualifier l’Argentine lors du quart de finale de la Coupe du monde 1986, le 22 juin, dans le stade Azteca de Mexico, contre l’Angleterre. Ce qui fera dire avec finesse à l’humoriste belge Charline Vanhoenacker, ce même 25 novembre dans son émission Par Jupiter ! sur France Inter, que Maradona est maintenant « dans la main de Dieu », une façon de remettre, sans s’en rendre totalement compte peut-être, l’église au milieu du village…

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VIDÉOS CONFINEMENT

5 films hors palmarès

Artspiin propose 5 films hors palmarès du Festival de Cannes

Dernière vidéo de cette série « façon confinement » du mois de mai pour parler du « Festival de Cannes ».

Aujourd’hui une sélection de 5 films des 5 dernières années qui ont le point commun… d’être passé totalement à côté du palmarès… et pourtant ! Des films à voir en DVD ou VOD bien évidemment…

 

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Un certain regard… en 5 films

Une « vidéos confinement » de plus, troisième de cette série de mai « Festival de Cannes ». Aujourd’hui une sélection de 5 films provenant de la sélection « Un certain regard ». À voir en DVD ou VoD bien évidemment…

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7 films palmés !


Dans le cadre de mes « vidéos confinement », et en ce mois de mai pendant lequel devait se dérouler le Festival de Cannes, je vous propose quelques films en lien avec le Festival. Cette semaine, une sélection de 7 films qui ont reçu la palme d’or.

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DIVERS

Un pêcheur qui pêchait… au carrelet de pied

Un pêcheur qui pêchait… au carrelet de pied


Retour en vidéos et photos sur un merveilleux moment de pêche, cet été, comme je les aime, au « carrelet de pied » aux Boucholeurs en Charente-Maritime, au cœur des magnifiques parcs ostréicoles, et avec un paysage extraordinaire tout autour de moi (les îles de Ré, Aix, Oléron… Châtelaillon… La Rochelle…).

Je dois être l’un des rare encore à la pratiquer dans la région. Pas vu d’autre pêcheurs l’utiliser depuis plusieurs années… Une pêche traditionnelle et extrêmement sportive, hélas délaissée. Le carrelet continue de servir comme engin de pêche dans le marais ou monté sur les pontons en bordure d’océan ou d’estuaire. 

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SPIRITUALITÉ

George Liele… l’apôtre noir

L’une des figures les plus significatives de l’histoire des missions chrétiennes est un esclave géorgien affranchi nommé George Liele. Même si William Carey peut être considéré comme le père du mouvement missionnaire moderne, George Liele a quitté l’Amérique et a implanté l’évangile en Jamaïque dix ans avant que Carey ne quitte l’Angleterre.

Conversion et premier ministère

George Liele est né en esclavage en Virginie en 1750, mais a été rapidement conduit en Géorgie. Il est venu au Christ en 1773, à l’âge de vingt-trois ans, et a été baptisé par le révérend Matthew Moore du comté de Burk. Quelque temps après la conversion de Liele, son propriétaire, Henry Sharp, qui était diacre baptiste, a donné à Liele sa liberté pour qu’il puisse poursuivre l’appel de Dieu sur sa vie. Après sa conversion, Liele a prêché pendant deux ans dans les quartiers d’esclaves des plantations entourant Savannah (Géorgie) et en Caroline du Sud.

En raison de sa fidélité et de sa puissante prédication de la Parole, beaucoup ont confié leur vie au Christ. George Liele a été ordonné le 20 mai 1775, devenant ainsi le premier prédicateur baptiste afro-américain en Amérique. Après son ordination, il a implanté la première Église baptiste afro-américaine en Amérique du Nord, une Église qui existe encore aujourd’hui.

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Réflexion théologique… vers les étoiles

Le titre du nouveau film de James Gray, « Ad Astra », est tiré d’une locution latine « Sic itur ad astra » signifiant « C’est ainsi que l’on s’élève vers les étoiles ». L’idéal finalement pour n’importe quelle histoire de science-fiction ou plus précisément d’odyssée spatiale… mais ici, ce sens prend une orientation encore plus particulièrement appropriée et savoureuse avec cet excellent film parabolique qui est, de surcroit, l’un des plus intéressants de l’année d’un point de vue théologique.

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SOCIÉTÉ

Sundown Towns… attention : Nuits blanches !


L’excellente série à voir sur OCS, Lovecraft Country (vous pouvez retrouver ma critique ici), a choisi de construire une partie de son premier épisode dans le comté d’Ardham surnommé coucher de soleil. Si Atticus (Jonathan Majors), George (Courtney B. Vance) et Letitia (Jurnee Smollett) affrontent des bêtes monstrueuses, les parties les plus troublantes de la série se situent, sans aucun doute, lorsqu’ils sont confrontés à la haine, à la violence et à la discrimination, en particulier de la part des forces de l’ordre, ce qui est précisément le cas dans l’épisode d’ouverture. Mais que sont donc ces fameuses villes évoquées par la série et ont-elles existées ?

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Une statue pour Rosa

Une nouvelle statue de Rosa Parks, pionnière des droits civiques, a été dévoilée ce dimanche 1er décembre 2019, dans le centre-ville de Montgomery, à l’occasion du 64e anniversaire de son refus historique de céder sa place dans un bus public à un homme blanc.
Ce même jour, en 1955, Rosa Parks, une femme noire de 42 ans, est arrêtée pour avoir refusé de céder sa place à un blanc dans un bus de la ville de Montgomery, en Alabama (États-Unis). Comme d’autres avant elle, elle refuse de se conformer à la politique du separate but equal (« séparés mais égaux ») en vigueur depuis l’arrêt Plessy de 1896. Ed Nixon, responsable du bureau local de la NAACP (National association for the advancement of colored people), où Rosa Parks travaille comme secrétaire, prend contact avec l’avocat Clifford Durr. Ils font libérer la jeune femme et celle-ci accepte de devenir la figure de proue emblématique du collectif « Montgomery Improvement association ». Le pasteur baptiste Martin Luther King (âgé de 26 ans à l’époque), qui anime ce collectif, lance dès lors le boycott de la compagnie d’autobus. Les noirs de Montgomery choisissent donc jour après jour de marcher plutôt que de prendre l’autobus. Privée de recettes, la compagnie doit rendre les armes et met fin à la ségrégation dans ses autobus. Mais l’affaire n’en reste pas là et prend très vite une ampleur nationale car les dirigeants du mouvement noir font aussi appel auprès de la cour fédérale de l’Alabama afin de clamer le caractère inconstitutionnel de la ségrégation raciale dans les transports publics. Ils remportent une première victoire avec la condamnation de la ségrégation raciale dans les bus par la Cour suprême de l’Alabama, le 5 juin 1956. La décision est confirmée le 5 décembre par la Cour Suprême des États-Unis. Le 20 décembre 1956, enfin assurés de leur victoire, les noirs de Montgomery mettent fin à 381 jours de boycott et remontent dans les bus. Même si depuis quelques temps des initiatives ont initier un mouvement, c’est véritablement le début d’une longue lutte non-violente pour l’intégration des noirs dans la société américaine.
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A DECOUVRIR !

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A DECOUVRIR ! Parole du cinéma

Cinéma : les films à ne pas manquer en octobre

The place, Billie, Drunk, Michel-Ange… Toute l’actualité ciné avec Jean-Luc Gadreau, journaliste et blogueur.

 

SISTER SOUL

 

Découvrez le dernier livre de JL Gadreau

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NOUVEAU ! « Je confine en paraboles »

Chaque jour à 7h45 , pendant ce temps de confinement, je vous propose ma minute-vidéo « Je confine en parabole »… histoire de bien démarrer la journée.
Que celui qui a des oreilles…

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Sur le blog de Jean-Luc Gadreau… pas de prise de tête, mais au contraire une volonté de se brancher simplement et authentiquement sur la vie, les arts, le sport, la culture, la spiritualité pour apaiser des maux de tête que notre existence peut provoquer bien souvent…

Je vous partagerai mes coups de cœur (cinéma en particulier), parfois mes colères, mes questionnements, mes curieuses idées et un peu de mes activités (très « plurielles »… vous vous en apercevrez rapidement !).

 

 

A DECOUVRIR !

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NOS PARTENAIRES

 

 

 

A DECOUVRIR ! Parole du cinéma

Cinéma : les films à ne pas manquer en octobre

The place, Billie, Drunk, Michel-Ange… Toute l’actualité ciné avec Jean-Luc Gadreau, journaliste et blogueur.

 

SISTER SOUL

 

Découvrez le dernier livre de JL Gadreau

Sister Saul de JL Gadreau

NOUVEAU ! « Je confine en paraboles »

Chaque jour à 7h45 , pendant ce temps de confinement, je vous propose ma minute-vidéo « Je confine en parabole »… histoire de bien démarrer la journée.
Que celui qui a des oreilles…

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MES SONS

JE CONFINE EN PARABOLES

Je confine en paraboles

Nouvelle rubrique !

Chaque jour à 7h45 (ici et 8h ailleurs), pendant ce temps de confinement, je vous propose ma minute-vidéo « Je confine en parabole »… histoire de bien démarrer la journée.
Que celui qui a des oreilles…

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VIDÉOS CONFINEMENT

5 films hors palmarès

Artspiin propose 5 films hors palmarès du Festival de Cannes

Dernière vidéo de cette série « façon confinement » du mois de mai pour parler du « Festival de Cannes ».

Aujourd’hui une sélection de 5 films des 5 dernières années qui ont le point commun… d’être passé totalement à côté du palmarès… et pourtant ! Des films à voir en DVD ou VOD bien évidemment…

 

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DIVERS

 
Un pêcheur qui pêchait… au carrelet de pied

Un pêcheur qui pêchait… au carrelet de pied


Retour en vidéos et photos sur un merveilleux moment de pêche, cet été, comme je les aime, au « carrelet de pied » aux Boucholeurs en Charente-Maritime, au cœur des magnifiques parcs ostréicoles, et avec un paysage extraordinaire tout autour de moi (les îles de Ré, Aix, Oléron… Châtelaillon… La Rochelle…).

Je dois être l’un des rare encore à la pratiquer dans la région. Pas vu d’autre pêcheurs l’utiliser depuis plusieurs années… Une pêche traditionnelle et extrêmement sportive, hélas délaissée. Le carrelet continue de servir comme engin de pêche dans le marais ou monté sur les pontons en bordure d’océan ou d’estuaire. 

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CINÉMA

 

Sylvie’s Love… un amour extraordinaire


À la fois classique, brillant et empreint de sensualité, Sylvie’s Love ou Pour l’amour de Sylvie, sur Amazon Prime, du scénariste et réalisateur Eugene Ashe – ancien artiste du label Epic/550 au sein de Sony Music avec son groupe R&B Funky Poets – est une bien agréable proposition pour cette fin d’année ou pour débuter la nouvelle. Au son du jazz traditionnel, cette romance au style vintage, met en vedette Tessa Thompson et Nnamdi Asomugha dans le rôle d’amoureux qui se cherchent et peinent à se trouver, et dont l’aventure s’étend de la fin des années 50 au début des années 60. Une occasion de s’immerger dans l’Amérique noire de cette époque, avec ce genre de film qui vous fait chaud au cœur.

Sylvie’s Love raconte l’histoire de Sylvie Parker et Robert Halloway, à la fin des années 50. La première est issue d’une bonne famille, et travaille en tant que disquaire dans la boutique de son père. Passionnée de télévision, elle rêve en secret de devenir productrice dans ce milieu émergent. C’est à ce moment qu’elle fera la rencontre fortuite de Robert, un élégant saxophoniste débarquant à New York avec son groupe de jazz, dans l’espoir de se faire un nom dans le milieu musical. Après une romance estivale, les deux tourtereaux doivent se quitter. Ils se retrouvent des années plus tard et constatent que les sentiments qu’ils ont l’un pour l’autre n’ont pas changé…

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Le blues de Ma Rainey… merci Netflix !


Le cinéma étant en berne dans cette époque où la culture est considérée comme non essentielle, risquant par là-même d’intégrer le catalogue de ce qui est en voie de disparition dans ce XXIème siècle, on se repli devant nos écrans de télévision. Heureusement, parfois… ça en vaut la peine et il y a de quoi alors s’en réjouir et en parler ! Le 18 décembre verra ainsi la mise en ligne sur Netflix, d’un film engagé et incontournable : Le blues de Ma Rainey ou Ma Rainey’s Black Bottom dans sa version originale.

Les tensions s’exacerbent et les esprits s’échauffent au cours d’une séance d’enregistrement, dans le Chicago des années 20, tandis que plusieurs musiciens attendent la légendaire Ma Rainey, artiste avant-gardiste surnommée « la mère du blues« .

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Sean Connery… Adieu Bond !


La mort n’aura su attendre plus longtemps… Si la sortie du dernier film de la saga ne cesse d’être repoussée, Sean Connery, l’acteur d’origine écossaise qui a été le premier à prononcer la célèbre réplique, « My name is Bond, James Bond « , est hélas mort ce samedi 31 octobre 2020. Il avait 90 ans.
Bien qu’il ait joué dans plus de 60 films, et remporté de nombreuses récompenses et distinctions parmi lesquelles un Oscar du meilleur acteur dans un second rôle et un Golden Globe du meilleur acteur dans un second rôle pour Les Incorruptibles, ainsi qu’un British Academy Film Award du meilleur acteur pour Le Nom de la rose en 1988, Sean Connery demeure plus étroitement lié à l’espion britannique aux charme et ressources inépuisables, créé par Ian Fleming, qu’il a interprété sept fois.

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SOCIÉTÉ

Sundown Towns… attention : Nuits blanches !


L’excellente série à voir sur OCS, Lovecraft Country (vous pouvez retrouver ma critique ici), a choisi de construire une partie de son premier épisode dans le comté d’Ardham surnommé coucher de soleil. Si Atticus (Jonathan Majors), George (Courtney B. Vance) et Letitia (Jurnee Smollett) affrontent des bêtes monstrueuses, les parties les plus troublantes de la série se situent, sans aucun doute, lorsqu’ils sont confrontés à la haine, à la violence et à la discrimination, en particulier de la part des forces de l’ordre, ce qui est précisément le cas dans l’épisode d’ouverture. Mais que sont donc ces fameuses villes évoquées par la série et ont-elles existées ?

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Une statue pour Rosa

Une nouvelle statue de Rosa Parks, pionnière des droits civiques, a été dévoilée ce dimanche 1er décembre 2019, dans le centre-ville de Montgomery, à l’occasion du 64e anniversaire de son refus historique de céder sa place dans un bus public à un homme blanc.
Ce même jour, en 1955, Rosa Parks, une femme noire de 42 ans, est arrêtée pour avoir refusé de céder sa place à un blanc dans un bus de la ville de Montgomery, en Alabama (États-Unis). Comme d’autres avant elle, elle refuse de se conformer à la politique du separate but equal (« séparés mais égaux ») en vigueur depuis l’arrêt Plessy de 1896. Ed Nixon, responsable du bureau local de la NAACP (National association for the advancement of colored people), où Rosa Parks travaille comme secrétaire, prend contact avec l’avocat Clifford Durr. Ils font libérer la jeune femme et celle-ci accepte de devenir la figure de proue emblématique du collectif « Montgomery Improvement association ». Le pasteur baptiste Martin Luther King (âgé de 26 ans à l’époque), qui anime ce collectif, lance dès lors le boycott de la compagnie d’autobus. Les noirs de Montgomery choisissent donc jour après jour de marcher plutôt que de prendre l’autobus. Privée de recettes, la compagnie doit rendre les armes et met fin à la ségrégation dans ses autobus. Mais l’affaire n’en reste pas là et prend très vite une ampleur nationale car les dirigeants du mouvement noir font aussi appel auprès de la cour fédérale de l’Alabama afin de clamer le caractère inconstitutionnel de la ségrégation raciale dans les transports publics. Ils remportent une première victoire avec la condamnation de la ségrégation raciale dans les bus par la Cour suprême de l’Alabama, le 5 juin 1956. La décision est confirmée le 5 décembre par la Cour Suprême des États-Unis. Le 20 décembre 1956, enfin assurés de leur victoire, les noirs de Montgomery mettent fin à 381 jours de boycott et remontent dans les bus. Même si depuis quelques temps des initiatives ont initier un mouvement, c’est véritablement le début d’une longue lutte non-violente pour l’intégration des noirs dans la société américaine.
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CULTURE

Godfather of Harlem… Noir c’est noir !


Après Watchmen, la quatrième saison de Fargo en passant par Lovecraft Country ou The Good Lord Bird, cette année télévisuelle a été marquée par la question des tensions racistes qui rongent le pays, écho d’un passé qui se prolonge encore et encore, ou stigmates qui ne cessent de se rouvrir. Godfather of Harlem, la nouvelle série de Chris Brancato (Narcos) à voir actuellement sur StarzPlay qui se déroule dans le Harlem des années 60, vient apporter sa pierre à l’édifice très pertinemment, justement sur ce rapport entre passé et présent, fiction et réalité. L‘acteur et producteur Forest Whitaker fait parfaitement bien les choses dans le rôle de Ellsworth « Bumpy » Johnson, véritable parrain de la pègre afro-américaine, au milieu d’une ribambelle de comédiens remarquables. Une série ambitieuse qui touche en plein dans le mille, construite dans un mouvement croisé entre thriller mafieux et lutte pour les droits civiques, personnages de fictions et héros de l’Histoire.

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The Good Lord Bird… Glory Alléluia !


The Good Lord Bird, une mini-série émouvante, grivoise et immensément engageante sur la croisade de l’abolitionniste John Brown pour libérer les esclaves d’Amérique, sera diffusé à partir d’aujourd’hui, 7 janvier 2021 sur Canal +.

Elle raconte l’histoire fascinante de l’abolitionniste John Brown, interprété par un fabuleux Ethan Hawke (pléonasme ?), pendant la période de troubles que l’on évoque sous le nom de « Bleeding Kansas » et qui allait mener directement à la guerre de Sécession. Merveilleuse et fidèle adaptation du livre de James McBride primé aux National Book Awards en 2013, l’histoire de cet homme étonnant connu comme une sorte de « prophète sauvage et radical » est racontée à travers les yeux de Henry « Onion » Shackleford (Joshua Caleb Johnson), alias « Échalote » dans la version française. Irrévérencieuse et souvent très drôle, la mini-série de sept épisodes est également pleine de grandes idées sur la liberté, l’autodétermination et le sacrifice.

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2020… sur les écrans

Mais quelle année ! 2020 restera un millésime clairement pas comme les autres… On ne refera pas ici le match comme disait l’ami Eugène. Je n’en ai pas les moyens, ni l’envie d’ailleurs. Mais puisque ce billet s’intéresse au septième art, on peut le dire, comme le titrait le quotidien « Le Monde » : 2020, l’année noire du cinéma.

Les deux confinements et les fermetures des salles à deux reprises (162 jours au total cette année) ont été catastrophiques pour le box-office français. Et, entre juin et octobre, les cinémas hexagonaux ont rouvert avec un protocole sanitaire strict et sans aucun autre blockbuster américain que Tenet de Christopher Nolan, qui sera d’ailleurs le film ayant réalisé le plus d’entrées cette année avec près de 2 350 000. Le CNC (Centre National du Cinéma et de l’imagine animée) vient tout juste, en effet, de publier ses chiffres annuels, confirmant une chute spectaculaire de la fréquentation des salles bien prévisible. Elle atteint 69,4% par rapport à 2019. 213 millions de personnes s’étaient déplacées dans les cinémas français l’an dernier, ce qui était un quasi record il faut le préciser tout de même, contre 65 millions cette année.

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SPIRITUALITÉ

 « Amen » et « Awomen »… la bonne blague !

Réagir avec humour à la polémique qui secoue les États-Unis… chiche ?! Lors de la prière à l’ouverture du Congrès le 3 janvier, un député démocrate a fini son intervention par un « amen »… suivi d’un audacieux inclusif « awomen ».

Nous voilà bien ! Si maintenant les américains commencent à faire de l’humour avec Dieu… on n’est pas sorti de l’auberge. Ou de la crèche puisque les établissements recevant du public sont souvent fermés de nos jours. On pourrait éventuellement se réfugier dans une Église restée ouverte, me direz-vous. Mais je m’égare, alors que je n’ai même pas encore vraiment commencé…

Voici donc l’objet du scandale.

Lors de la traditionnelle prière qui ouvre la session parlementaire du Congrès américain, ce dimanche 3 janvier, le député démocrate Emmanuel Cleaver, également pasteur méthodiste (oui, je sais… on est de l’autre côté de l’Atlantique), s’est un peu emballé ou embourbé. C’est comme vous voulez.

Celui dont le prénom veut dire « Dieu avec nous » a commencé par des paroles tout en profondeur, demandant à Dieu la paix et une forme de guérison communautaire – ce qui n’est sans doute pas une mauvaise idée dans le climat actuel américain. Puis donc, DieuAvecNous a fait tomber le « couperet »* sur sa prière en associant Dieu à Brahma (non… pas la grosse poule américaine éponyme, mais la trinité hindouiste). Sans s’arrêter, il a continué en y mêlant tous les dieux qui nous passent par la tête ! J’ai privilégié ici volontairement la minuscule au « D » en capitale pour ne pas vous offusquer… un simple jeu de « d » et pourtant, point de hasard dans tout cela.

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George Liele… l’apôtre noir

L’une des figures les plus significatives de l’histoire des missions chrétiennes est un esclave géorgien affranchi nommé George Liele. Même si William Carey peut être considéré comme le père du mouvement missionnaire moderne, George Liele a quitté l’Amérique et a implanté l’évangile en Jamaïque dix ans avant que Carey ne quitte l’Angleterre.

Conversion et premier ministère

George Liele est né en esclavage en Virginie en 1750, mais a été rapidement conduit en Géorgie. Il est venu au Christ en 1773, à l’âge de vingt-trois ans, et a été baptisé par le révérend Matthew Moore du comté de Burk. Quelque temps après la conversion de Liele, son propriétaire, Henry Sharp, qui était diacre baptiste, a donné à Liele sa liberté pour qu’il puisse poursuivre l’appel de Dieu sur sa vie. Après sa conversion, Liele a prêché pendant deux ans dans les quartiers d’esclaves des plantations entourant Savannah (Géorgie) et en Caroline du Sud.

En raison de sa fidélité et de sa puissante prédication de la Parole, beaucoup ont confié leur vie au Christ. George Liele a été ordonné le 20 mai 1775, devenant ainsi le premier prédicateur baptiste afro-américain en Amérique. Après son ordination, il a implanté la première Église baptiste afro-américaine en Amérique du Nord, une Église qui existe encore aujourd’hui.

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SPORT

Maradona… divine parabole


Diego Maradona est mort le 25 novembre 2020, à l’âge de 60 ans. Largement considéré comme le plus grand footballeur de tous les temps, avec ou sans ballon au pied, Maradona est devenu pour beaucoup le doux surnom de dieu ou le plus humain des dieux. Oui… je préfère mettre personnellement un d et laisser le D à celui qui, dans cette période de l’Avent, vient nous rejoindre et nous aimer.

Des peintures murales, dont la plupart le montrent avec une auréole derrière ou au-dessus de la tête ou « façon Jésus-Christ », ornent les rues de Buenos Aires en Argentine, et de Naples en Italie. L’un de ses buts, éminemment non conventionnel, restera gravé dans les annales du sport comme « la main de Dieu ». Cette main volontaire et assumée qui avait permis de qualifier l’Argentine lors du quart de finale de la Coupe du monde 1986, le 22 juin, dans le stade Azteca de Mexico, contre l’Angleterre. Ce qui fera dire avec finesse à l’humoriste belge Charline Vanhoenacker, ce même 25 novembre dans son émission Par Jupiter ! sur France Inter, que Maradona est maintenant « dans la main de Dieu », une façon de remettre, sans s’en rendre totalement compte peut-être, l’église au milieu du village…

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